Citation recommandée

Molnar, M., Olmstead, P., Mitchell, M., Raudsepp-Hearne, C. et Anielski, M. (2021) : Services écosystémiques, chapitre 5 dans Le Canada dans un climat en changement : Rapport sur les enjeux nationaux, (éd.) F.J. Warren et N. Lulham, gouvernement du Canada, Ottawa, Ontario.

Auteure coordonnatrice principale

  • Michelle Molnar (Fondation David Suzuki)

Auteurs principaux

  • Paige Olmsted, Ph. D., Institute for Resources, Environment and Sustainability, Université de la Colombie-Britannique
  • Matthew Mitchell, Ph. D., Université de la Colombie-Britannique
  • Ciara Raudsepp-Hearne, Ph. D., Wildlife Conservation Society Canada
  • Mark Anielski (Anielski Management Inc.)

Auteurs collaborateurs

  • Elizabeth Nelson, Ph. D., Parcs Canada
  • Ian Hanington, Fondation David Suzuki
  • Theresa Beer, Fondation David Suzuki
  • Olga Shuvalova, Fondation David Suzuki
  • John Sommerville, Ressources naturelles Canada
  • Meredith Caspell (Ressources naturelles Canada)
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Messages clés

Les changements climatiques menacent les écosystèmes du Canada et les services qu’ils fournissent

Les changements climatiques ont déjà une incidence sur la capacité des écosystèmes du Canada à fournir des services. Les phénomènes météorologiques extrêmes, plus particulièrement les modifications des régimes climatiques saisonniers, interagissent avec d’autres pressions exercées sur les écosystèmes et entraînent toute une série d’impacts. Ceux-ci vont continuer à s’intensifier.

Les impacts varieront selon les écosystèmes et les régions du Canada

Les réponses des écosystèmes aux changements climatiques varieront selon les régions du Canada. Les régions septentrionales, montagneuses et côtières sont particulièrement vulnérables aux impacts des changements climatiques sur les services écosystémiques, en raison notamment des possibilités d’adaptation limitées. Le renforcement de la capacité d’adaptation des personnes et des collectivités vivant dans ces régions est essentiel pour maintenir et préserver les services écosystémiques.

Les connaissances autochtones sont essentielles au maintien des écosystèmes

Les connaissances autochtones sont essentielles au maintien des écosystèmes et des services écosystémiques qu’ils fournissent dans un climat en changement. Les systèmes de connaissances autochtones englobent différents points de vue pour mieux saisir la complexité de l’environnement et proposent des stratégies pour réduire les changements environnementaux, le gérer et s’y adapter d’une manière globale et adaptée au milieu.

Les approches d’adaptation fondées sur la nature maximisent les avantages

Les approches d’adaptation fondées sur la nature réduisent les risques liés aux changements climatiques pour les collectivités et sont souvent plus rentables et souples que les solutions techniques. Elles offrent également de nombreux avantages connexes du point de vue social, environnemental et économique, et contribuent à renforcer la capacité d’adaptation des collectivités.

5.1

Introduction

Les écosystèmes jouent un rôle important dans le soutien de la société grâce aux biens et services qu’ils fournissent, tels que la nourriture, l’eau potable, la purification de l’air et la régulation du climat. Ils contribuent également à l’atténuation des changements climatiques en séquestrant le carbone de l’atmosphère. Les services fournis par les écosystèmes sont affectés par de multiples facteurs, notamment le changement d’utilisation des terres et la surexploitation, qui peuvent réduire leur capacité à générer des bienfaits à court et à long terme. Étant donné que le climat continue de changer et que les écosystèmes se transforment en réponse aux conditions environnementales changeantes, leur capacité à fournir ces services sera touchée. Le maintien, la restauration et la gestion des écosystèmes dans le but de lutter contre les facteurs de stress climatiques et non climatiques sont des stratégies essentielles pour renforcer leur résistance aux conditions changeantes et réduire ainsi leur vulnérabilité face aux changements climatiques. Compte tenu des liens importants entre les collectivités autochtones et la nature, les connaissances autochtones sont essentielles afin de comprendre comment les changements climatiques affectent les écosystèmes, et dans le but de concevoir et de mettre en œuvre des approches pour leur préservation et leur gestion.

Les écosystèmes jouent également un rôle tampon important en réduisant la gravité des impacts des changements climatiques sur la société, notamment grâce à des services tels que la réduction des inondations et la protection contre les ondes de tempête. De plus en plus, des approches en matière d’adaptation aux changements climatiques fondées sur la nature sont envisagées et adoptées à différents niveaux, puisqu’elles constituent des mesures moins coûteuses (par rapport aux approches techniques) de réduction des risques liés aux changements climatiques, tout en offrant une série d’avantages sociaux et économiques connexes.

5.1.1

Portée et structure du chapitre

Le présent chapitre se penche sur les risques et les impacts complexes que les changements climatiques représentent pour les écosystèmes du Canada et les services qu’ils fournissent, ainsi que les possibilités d’adaptation aux changements climatiques. Il débute par une présentation des concepts, des définitions et des considérations clés. Il traite ensuite des diverses façons dont les changements climatiques affectent actuellement les écosystèmes et des services qu’ils fournissent, ainsi que des effets attendus à l’avenir, à l’aide d’exemples se rapportant à différents types d’écosystèmes dans diverses régions du pays. Il aborde également le rôle des connaissances autochtones dans la compréhension des impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et la réponse à ceux-ci. Il se penche ensuite le rôle croissant et la reconnaissance en pleine expansion des approches d’adaptation fondées sur la nature pour réduire les impacts des changements climatiques sur la société. Des études de cas sont présentées tout au long du chapitre afin de fournir des exemples pratiques de l’adaptation dans ce domaine.

Le chapitre se concentre sur quatre messages clés, qui illustrent l’état actuel des connaissances sur les questions prioritaires. Il ne fournit donc pas un résumé complet des impacts des changements climatiques et des facteurs d’adaptation à prendre en compte dans l’ensemble des régions, des écosystèmes et des groupes sociaux. L’équipe d’auteurs reconnaît que de nombreuses lacunes dans les connaissances subsistent et qu’il existe un certain nombre de questions émergentes liées à ce sujet; celles-ci sont abordées vers la fin du chapitre.

Ce chapitre s’appuie sur le chapitre « Biodiversité et aires protégées » du rapport Vivre avec les changements climatiques au Canada : perspectives des secteurs relatives aux impacts et à l’adaptation (Nantel et coll., 2014). Il s’agit toutefois du premier chapitre du processus d’évaluation des connaissances nationales du Canada à examiner les services écosystémiques et les approches d’adaptation fondées sur la nature. En tant que tel, il est destiné à servir de point de départ au dialogue riche et dynamique qui se poursuit à ce sujet. Les évaluations subséquentes s’appuieront sur ce chapitre et s’efforceront de saisir et de refléter l’apprentissage et les nouvelles connaissances générées par les nombreux projets et recherches en cours dans ce domaine.

5.1.2

Contexte canadien

Le Canada est composé d’un large éventail d’écosystèmes qui fournissent de nombreux services à la société. Le Conseil canadien des aires écologiques (2014) a défini 18 écozones terrestres, 12 écozones marines et une écozone d’eau douce au pays, une « écozone » représentant le niveau le plus large de classification écologique utilisé au Canada (voir la figure 5.1).

Figure 5.1-FR

-

Carte du Canada, y compris ses eaux côtières, qui présente les 18 écozones terrestres, 12 écozones marines et 1 écozone d’eau douce du pays. Le Bouclier boréal est l’une des plus grandes écozones, s’étendant de Terre‑Neuve au nord de la Saskatchewan, en passant par le centre du Québec et de l’Ontario. La Taïga du Bouclier est située au‑dessus du Bouclier boréal et sous le Bas‑Arctique. L’île de Baffin est classée comme écozone du Haut‑Arctique et sa côte nord est la Toundra de la Cordillère. Les provinces des Prairies contiennent une écozone des Prairies au sud et les Plaines boréales au nord. La Colombie‑Britannique est principalement une Cordillère montagnarde, avec des Plateaux semi‑arides au sud et l’écozone Maritime du Pacifique sur la côte ouest. Le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest et le Nunavut contiennent les écozones Taïga de la Cordillère, Taïga des plaines, Taïga du Bouclier et Bas‑Arctique. Les provinces maritimes sont classées dans l’écozone Maritime de l’Atlantique.
Figure 5.1-FR

Carte des 18 écozones terrestres et des 12 écozones marines du Canada.

Source

Adapté du Conseil canadien des aires écologiques, 2014.

Les Canadiens retirent des bienfaits indispensables des services écosystémiques, qui contribuent à la culture, aux économies, aux emplois, à la santé et à d’autres dimensions du bien-être humain. La valeur économique des services écosystémiques au Canada est estimée à au moins 3 600 milliards de dollars par an (IPBES, 2018), soit plus du double du produit intérieur brut (PIB) du pays en 2018. Le Canada est reconnu comme étant l’un des cinq pays qui, ensemble, regroupent 70 % des zones sauvages intactes restantes dans le monde (Watson et coll., 2018), et est considéré comme ayant une plus grande capacité à fournir des services écosystémiques que la moyenne mondiale (IPBES, 2018). On estime que 285,8 millions de tonnes de biomasse (soit les cultures agricoles, le bétail, la volaille, le lait, les produits de l’érable, le miel, les produits forestiers et les produits de la pêche) ont été extraites des écosystèmes terrestres et aquatiques du Canada pour usage humain en 2010 (Statistique Canada, 2013). Bien que le Canada obtienne une cote globale élevée dans le nouvel indice de biodiversité et de services écosystémiques élaboré par le Swiss Re Institute (2020), les écosystèmes de certaines régions du pays pourraient être en déclin, ce qui aurait des impacts sur les services écosystémiques (voir l’encadré 5.1).

La préservation des services écosystémiques face aux changements climatiques et l’application d’approches fondées sur la nature pour s’y adapter, comme nous l’abordons tout au long de ce chapitre, peuvent être des stratégies permettant d’atteindre des objectifs multiples. Par exemple, le Canada a pris une série d’engagements liés aux changements climatiques et aux écosystèmes en tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, des objectifs de développement durable des Nations Unies et de l’Accord de Paris. De plus, le Canada est l’un des pays qui ont convoqué et soutenu la Commission mondiale sur l’adaptation, et il codirige avec le Mexique le plan d’action des solutions fondées sur la nature. L’établissement de rapports sur les progrès réalisés dans le cadre de ces différents engagements est une exigence fédérale et peut constituer un levier pour mobiliser des efforts coordonnés entre les organismes gouvernementaux et les organisations non gouvernementales qui œuvrent pour atteindre des objectifs similaires.

5.1.3

Écosystèmes, services écosystémiques et biodiversité

Les écosystèmes sont des complexes dynamiques, composés d’organismes vivants (plantes, animaux et microorganismes) et de leur environnement, qui interagissent de multiples façons en tant qu’unité fonctionnelle (Ministre des Approvisionnements et Services, 1995). La diversité biologique, également connue sous le nom de biodiversité, désigne la variabilité des organismes vivants (y compris ceux qui vivent dans les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques) et des complexes écologiques dont ils font partie; cela inclut la diversité au sein des espèces et entre elles, ainsi que la diversité entre les écosystèmes (Convention sur la diversité biologique, 1992). Nantel et coll. (2014) donnent un aperçu des impacts des changements climatiques sur la biodiversité au Canada.

La biodiversité et les écosystèmes produisent un vaste assortiment d’avantages que les gens apprécient et dont ils dépendent, souvent appelés « services écosystémiques » (Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, 2005) ou « contributions de la nature aux sociétés » (IPBES, 2018). Parmi les exemples de services écosystémiques, citons la régulation du climat, la régulation de la qualité de l’eau douce et de l’eau côtière, la séquestration du carbone (voir l’encadré 5.2) et la régulation des risques et des phénomènes extrêmes (voir le tableau 5.1; IPBES, 2018). Bien que les services écosystémiques et la biodiversité soient liés, il s’agit là de concepts distincts. Par exemple, la gestion des services écosystémiques peut parfois avoir des effets positifs sur la biodiversité (p. ex. la promotion de services de régulation, comme le contrôle de l’érosion, peut avoir une influence positive sur la biodiversité en sauvegardant l’habitat), alors que d’autres mesures de gestion peuvent avoir des répercussions négatives sur la biodiversité (p. ex. la sélection d’espèces d’arbres basée uniquement sur l’optimisation de la séquestration du carbone, qui peut entraîner des changements au sein d’un écosystème ayant un effet négatif sur la biodiversité).

Les services écosystémiques sont générés par l’organisation et la structure d’un écosystème, ainsi que par les processus et fonctions écologiques (voir la figure 5.4). Les processus écologiques désignent tout changement ou réaction (physique, chimique ou biologique) qui se produit dans un écosystème, comme la décomposition et le cycle des nutriments (Millennium Ecosystem Assessment, 2005). Les fonctions des écosystèmes, qui constituent un sous-ensemble des interactions entre les structures biophysiques, la biodiversité et les processus écosystémiques, représentent le potentiel ou la capacité d’un écosystème à fournir des services (TEEB, 2010). Par exemple, les terres humides (une structure écosystémique) offrent une forme de régulation (une fonction écosystémique) qui contribue à limiter les impacts négatifs des inondations ou des phénomènes climatiques extrêmes sur les collectivités environnantes (un service écosystémique) (de Groot et coll., 2010a).

Les services écosystémiques peuvent être classifiés de différentes manières, mais trois catégories sont utilisées dans le présent chapitre : 1) les contributions régulatrices (c.-à-d. les aspects fonctionnels et structurels des organismes et des écosystèmes qui peuvent modifier les conditions environnementales telles qu’elles sont perçues par les gens ou qui soutiennent ou régulent les avantages matériels et non matériels); 2) les contributions matérielles (c.-à-d., substances, objets ou autres éléments matériels tirés de la nature qui contribuent à soutenir l’existence physique et l’infrastructure des personnes, et qui sont généralement consommés ou perçus consciemment); et 3) les contributions non matérielles (c.-à-d. les services qui affectent la qualité de vie subjective ou psychologique des personnes, individuellement et collectivement) (voir le tableau 5.1; IPBES, 2018).

Figure 5.4-FR

-

L’organigramme affiche le lien entre les écosystèmes et la biodiversité et le bien être humain. Les structures ou les processus biophysiques (c.-à-d. stockage à court et à long terme des eaux de crue et rétention des eaux de ruissellement des pentes environnantes) assurent des fonctions écosystémiques (c.-à-d. rétention des eaux de crue), qui produisent un service écosystémique (c.-à-d. protection naturelle contre les inondations et réduction des dommages aux infrastructures, aux biens et aux cultures). Les services écosystémiques ont ensuite des avantages pour le bien être humain (p. ex. en contribuant à la santé et à la sécurité).
Figure 5.4-FR

Les interdépendances entre les écosystèmes, la biodiversité, les processus biophysiques, les fonctions des écosystèmes, les services écosystémiques et le bien-être humain.

Source

Adapté de de Groot et coll., 2010b.

Tableau 5.1

Classification des services écosystémiques par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)

Classification Service écosystémique Description
Contributions régulatrices Création et préservation de l’habitat Maintenir les structures et les processus écosystémiques qui permettent d’assurer d’autres contributions de la nature aux sociétés.
Pollinisation et dispersion de graines et autres propagules Les façons par lesquelles la nature contribue à la productivité des plantes par la fertilisation et la dispersion de graines et d’autres propagules végétatives (IPBES, 2016).
Régulation de la qualité de l’air Régulation de l’équilibre CO2/O2, de l’ozone pour l’absorption des ultraviolets B et des gaz polluants.
Régulation du climat Régulation de l’albédo, de certains aspects des émissions de gaz à effet de serre et de la séquestration du carbone, entre autres (voir l’encadré 5.2).
Régulation de l’acidification des océans Le maintien du pH de l’océan par l’effet tampon des augmentations et des diminutions de l’acide carbonique, causées principalement par l’absorption de CO2 par l’océan.
Régulation de la quantité d’eau douce, de son emplacement et de la répartition des précipitations pendant l’année Pour les utilisations directes par les personnes et les utilisations indirectes par la biodiversité et les habitats naturels (voir le chapitre « Ressources en eau »).
Régulation de la qualité des eaux douces et des eaux côtières Capacité d’écosystèmes terrestres et aquatiques sains à réguler l’approvisionnement en eau et/ou à filtrer et à retenir les nutriments, les sédiments et les agents pathogènes affectant la qualité de l’eau (voir le chapitre « Ressources en eau »).
Formation, protection et décontamination des sols et des sédiments Rétention des sédiments et contrôle de l’érosion, genèse du sol et maintien de sa structure, décomposition et cycle des nutriments.
Régulation des risques naturels et des phénomènes extrêmes Rôle des écosystèmes préservés dans la réduction des impacts des inondations, des tempêtes, des glissements de terrain, des sécheresses, des vagues de chaleur et des incendies.
Régulation des organismes nuisibles à la population humaine Ravageurs, agents pathogènes, prédateurs, compétiteurs, etc.
Contributions matérielles Énergie Biocarburants
Aliments pour consommation humaine et animale Sources sauvages et domestiques, alimentation du bétail et du poisson d’élevage (voir le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation »).
Matériaux et assistance Production de matériaux dérivés d’organismes provenant de cultures ou d’écosystèmes sauvages pour la construction, l’habillement, l’imprimerie ou à des fins décoratives.
Ressources médicinales, biochimiques et génétiques Plantes, animaux et microorganismes pouvant être utilisés pour maintenir ou protéger la santé humaine, soit directement, soit par le biais de processus de l’organisme ou de ses dérivés.
Contributions non matérielles Apprentissage et inspiration Possibilités offertes par la nature pour le renforcement des capacités qui permettent aux humains de prospérer grâce à l’éducation, à l’acquisition de connaissances et au développement de compétences.
Expériences physiques et psychologiques Possibilités d’activités bénéfiques sur le plan physique et psychologique, de guérison, de relaxation, de loisirs, de tourisme et de plaisir esthétique (voir le chapitre « Collectivités rurales et éloignées » et le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation »).
Soutien des identités Fondement des expériences religieuses, spirituelles et de cohésion sociale, des récits et des contes, ainsi que du sentiment d’appartenance, du sentiment d’avoir un but précis, d’attachement ou d’interdépendance (voir le chapitre « Collectivités rurales et éloignées »).
Maintien des options L’existence continue d’une grande variété d’espèces, de populations et de génotypes pour permettre des découvertes encore inconnues et des utilisations imprévues de la nature, ainsi qu’une évolution continue.
Source : IPBES, 2018.
5.1.4

Facteurs de changements directs et indirects dans les services écosystémiques

Les écosystèmes et les services qu’ils fournissent sont affectés par une série de facteurs directs et indirects. Les facteurs directs les plus importants de la dégradation des services écosystémiques sont la conversion des habitats, la fragmentation et la surexploitation. Le fait que les changements climatiques exacerbent les impacts des autres facteurs est sur le point de devenir le principal facteur (IPBES, 2018). Les changements climatiques menacent la viabilité et la résilience de certains écosystèmes naturels et des sociétés humaines qui en dépendent (Malhi et coll., 2020). Cependant, les connaissances sont actuellement incomplètes en ce qui concerne les manières complexes dont les écosystèmes et les services qu’ils fournissent sont affectés par les changements climatiques (GIEC, 2019a).

Les changements climatiques affectent la biodiversité et les services écosystémiques de multiples façons. La biodiversité étant essentielle à la résilience et au fonctionnement des écosystèmes, il est important de considérer les services écosystémiques dans le contexte de systèmes de soutien de la vie plus larges lors de l’étude des impacts des changements climatiques, des réponses des écosystèmes, de l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) (Groupe de travail sur l’adaptation et la biodiversité, 2018). L’annexe 1 présente un examen plus complet de la manière dont les changements climatiques menacent les différents types de services écosystémiques, des conséquences des impacts des changements climatiques sur le plan social et économique, et de la manière dont nous pouvons exploiter les écosystèmes pour nous adapter aux nouvelles conditions environnementales et réduire les émissions de GES. La figure 5.5 illustre la manière dont les changements climatiques pourraient avoir une incidence sur l’ampleur avec laquelle différents types de facteurs physiques, sociaux et économiques entraîneront des changements dans divers services écosystémiques à l’échelle mondiale d’ici 2050.

Figure 5.5-FR

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Le graphique présente un résumé visuel de la relation entre l’offre et la demande de 11 services écosystémiques, à l’heure actuelle et vers 2050, dans le contexte des changements climatiques. La fourchette des résultats possibles vers 2050 est représentée par une barre horizontale. Les cultures, le bétail, le bois et la pâte à papier, la bioénergie, l’eau douce, la protection contre les tempêtes et les services touristiques répondent actuellement aux besoins en matière d’approvisionnement, mais leur capacité d’approvisionnement devrait être légèrement inférieure aux besoins d’ici 2050. La capacité d’approvisionnement en services de pêche, de stabilisation du climat et de pollinisation est, à l’heure actuelle, légèrement inférieure aux besoins et, d’ici 2050, on prévoit qu’elle sera bien inférieure aux besoins. La capacité des services de lutte contre les organismes nuisibles et les maladies devrait diminuer, mais rester légèrement inférieure aux besoins.
Figure 5.5-FR

Résumé visuel de la relation entre l’offre et la demande des services écosystémiques étudiés par Scholes (2016), actuellement (cercles vides) et vers 2050 (cercles pleins), dans le contexte des changements climatiques. La fourchette des résultats possibles autour de l’année 2050 est représentée par une barre horizontale.

Source

Adapté de Scholes, 2016.

Parmi les autres facteurs de changements dans les écosystèmes figurent les activités humaines telles que le changement d’utilisation des terres, la surexploitation des ressources, la pollution et les modifications de l’équilibre hydrique. À l’échelle mondiale, les infrastructures, les exploitations agricoles, les établissements humains et les réseaux routiers occupent plus de 75 % de la surface habitable de la Terre (Ellis et coll., 2010). Les activités humaines ont également affecté les océans par le biais, par exemple, de l’eutrophisation et de l’appauvrissement des stocks de poissons (Halpern et coll., 2008), ce qui ne laisse qu’une proportion d’environ 13 % de l’océan n’ayant pas subi de répercussions des activités humaines (Jones et coll., 2018).

Les facteurs indirects de changements dans les écosystèmes comprennent les tendances démographiques, les modèles de croissance économique, les faiblesses des systèmes de gouvernance et les inégalités (IPBES, 2018). Le fait de ne pas prendre en compte la valeur économique totale des services écosystémiques dans la prise de décision a été reconnu comme étant un facteur clé contribuant à leur perte et à leur dégradation (Organisation de coopération et de développement économiques, 2019).

5.1.5

Rétroactions, seuils et points de bascule

Il est essentiel de reconnaître que les facteurs de changement, y compris les changements climatiques, n’affectent pas les services écosystémiques de manière linéaire. Les écosystèmes réagissent aux changements climatiques de la manière suivante : 1) des rétroactions qui peuvent limiter, atténuer ou amplifier les impacts sur les écosystèmes et les personnes; 2) des seuils, où un changement ou une perturbation relativement faible (p. ex. un changement de température) dans les conditions extérieures entraîne un changement rapide dans un écosystème; et 3) des points de bascule qui indiquent le seuil au-delà duquel un écosystème passe à un nouvel état, ce qui modifie considérablement la biodiversité et les services écosystémiques.

En ce qui concerne les changements climatiques, une boucle de rétroaction peut accélérer ou ralentir une tendance au réchauffement; il s’agit d’interactions bidirectionnelles entre le climat et les écosystèmes qui amplifient ou atténuent la réponse initiale du climat à des concentrations élevées de GES ou à d’autres facteurs de forçage climatique externes (Kueppers et coll., 2007). Si les impacts des changements climatiques entraînent une accélération du réchauffement, on parle de « rétroaction positive »; s’ils entraînent un ralentissement du réchauffement, en revanche, on parle de « rétroaction négative » (voir la figure 5.6). Un exemple de boucle de rétroaction positive liée aux changements climatiques est la migration vers le nord de la végétation forestière en lien avec le réchauffement climatique, qui réduit l’albédo de la surface terrestre et favorise ainsi un réchauffement supplémentaire (voir la figure 5.7).

Figure 5.6-FR

-

L’illustration de la boucle de rétroaction négative montre une perturbation amortie vers la condition initiale. L’illustration de la boucle de rétroaction positive montre une perturbation amplifiée par rapport à la condition initiale.
Figure 5.6-FR

Illustration des boucles de rétroaction positives et négatives liées aux interactions climat-écosystème.

Source

Adapté de Kueppers et coll., 2007.

Figure 5.7-FR

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L’illustration du haut montre le climat actuel, avec une forêt boréale à gauche et un sol recouvert de neige à droite. Une flèche pointe vers le ciel depuis la neige et porte la mention « albédo élevé ». Le soleil est dans le ciel avec une flèche allant vers la neige et porte la mention « rayonnement solaire ». L’illustration du bas montre la nouvelle migration vers le nord de la forêt boréale en raison du réchauffement causé par les changements climatiques. Sur cette illustration, la forêt boréale s’étend à droite, là où il y avait de la neige. Maintenant, on voit un faible albédo provenant de la forêt, et le rayonnement continue de provenir du soleil.
Figure 5.7-FR

Exemple de boucle de rétroaction positive, où la migration vers le nord de la végétation forestière en raison du réchauffement climatique réduit l’albédo de la surface terrestre, favorisant ainsi un réchauffement supplémentaire (rétroaction positive climat-écosystème).

Source

Adapté de Kueppers et coll., 2007.

Les écosystèmes ne sont capables d’amortir la pression que jusqu’à un certain seuil ou point de bascule. Au-delà de ces points, des changements importants et abrupts se produisent dans la structure et la fonction des écosystèmes. Les changements de régime causés par le franchissement de seuils ont tendance à être persistants et coûteux à inverser (si cela est même possible), et ils peuvent avoir un impact profond sur les services écosystémiques, ainsi que sur le bien-être social et économique (Leadley et coll., 2014; Folke et coll., 2004; Scheffer et coll., 2001). Une meilleure compréhension de la façon dont les changements climatiques affectent les écosystèmes et leurs services, combinée à des efforts de conservation et de maintien des écosystèmes (voir la section 5.2.4), peut contribuer à limiter les impacts négatifs associés aux conditions changeantes.

5.2

Les changements climatiques menacent les écosystèmes du Canada et les services qu’ils fournissent

Les changements climatiques ont déjà une incidence sur la capacité des écosystèmes du Canada à fournir des services. Les phénomènes météorologiques extrêmes, plus particulièrement les modifications des régimes climatiques saisonniers, interagissent avec d’autres pressions exercées sur les écosystèmes et entraînent toute une série d’impacts. Ceux-ci vont continuer à s’intensifier.

Les changements climatiques réduisent déjà la capacité des écosystèmes à fournir des services à long terme, notamment la nourriture, l’eau, la purification de l’air et la régulation du climat. Les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes et des changements climatiques sont et resteront particulièrement préoccupants, tant aujourd’hui que lorsqu’ils s’intensifieront à l’avenir. Le maintien, la restauration et la gestion des écosystèmes sont des stratégies essentielles pour réduire les impacts des changements climatiques sur les services qu’ils fournissent.

5.2.1

Introduction

Le climat du Canada est en changement et continuera de changer. Les écosystèmes sont sensibles aux changements décrits dans le Rapport sur le climat changeant du Canada (Bush et Lemmen, 2019), notamment la hausse des températures, la modification des régimes de précipitations, l’augmentation des risques d’inondations, de sécheresse et de feux de forêt, ainsi que la disparition de la glace de mer et des glaciers. Ces changements affectent la répartition des espèces et les écosystèmes de plusieurs manières. Tout d’abord, les changements climatiques modifient la croissance des différentes espèces et le moment où se produisent les événements critiques de la vie des espèces végétales et animales, un phénomène connu sous le nom de phénologie (Körner et Basler, 2010; Yang et Rudolf, 2009). Deuxièmement, les espèces déplacent généralement leur répartition géographique vers le nord en réponse aux changements climatiques (Chen et coll., 2011), mais peuvent également se déplacer dans de multiples directions (VanDerWal et coll., 2013), modifiant ainsi la biodiversité des écosystèmes, ainsi que leur composition et leur fonctionnement (Van der Putten et coll., 2010). Troisièmement, l’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes et des perturbations (p. ex. les vagues de chaleur, les sécheresses, les tempêtes, les incendies, les épidémies de ravageurs et de maladies) qui sont liés aux changements climatiques (Dale et coll., 2001) peut modifier la composition des espèces et le fonctionnement des écosystèmes (Weed et coll., 2013). Les perturbations de certains écosystèmes et de leurs services sont examinées plus en détail à la section 5.3.

Ces impacts liés aux changements climatiques affectent déjà la capacité des écosystèmes à fournir des services, tant de manières négatives que positive et, dans de nombreux cas, leur gravité devrait s’accroître à mesure que le climat continuera de changer au cours des années à venir (Kareiva et coll., 2012). Aux impacts des changements climatiques s’ajoutent des facteurs de stress non climatiques (p. ex. la pollution, la surexploitation et la perte d’habitat) qui réduisent la capacité des espèces et des écosystèmes à fournir des services pour le bien-être humain (Nelson et coll., 2013; Staudt et coll., 2013; Hansen et Hoffman, 2011a).

5.2.2

Phénologie

Les espèces dépendent d’une série d’indices naturels pour signaler les changements dans leurs cycles de vie, que nous appelons phénologie. Certains de ces indices peuvent être affectés par un climat en changement. Par exemple, des températures plus élevées peuvent inciter les oiseaux migrateurs à arriver plus tôt que d’habitude sur les sites de reproduction, ce qui est problématique si ce dont ils se nourrissent dépend des changements saisonniers et n’est disponible que bien après leur arrivée (Møller et coll., 2008). À l’échelle mondiale, il existe des preuves solides que les impacts des changements climatiques sur la phénologie affectent déjà le moment de la migration et de la reproduction et entraînent des asynchronies entre les espèces en interaction (Cohen et coll., 2018). Nantel et coll. (2014) présentent un résumé des impacts des changements climatiques sur la phénologie observés au Canada. Citons notamment la floraison jusqu’à deux semaines plus tôt des plantes dans les parcs de l’Alberta (Beaubien et Hamann, 2011), la sortie retardée de l’hibernation des spermophiles colombiens dans les Rocheuses (Lane et coll., 2019) et l’allongement des périodes de vol automnal des papillons boréaux, jusqu’à un mois plus longue au Manitoba (Pohl et coll., 2014). Si les espèces peuvent être en mesure d’appliquer des stratégies de réponse adaptative pour faire face aux décalages phénologiques, ces solutions ne sont pas toujours idéales. Par exemple, les macareux moines des Maritimes ont commencé à manger du poisson-papillon au lieu du hareng, ce qui a donné lieu à des rapports faisant état d’une augmentation de la famine chez les juvéniles, le poisson-papillon, plus gros, étant plus difficile à ingérer (Kress et coll., 2016).

Les impacts des changements phénologiques sur l’offre de services écosystémiques n’ont pas été abondamment étudiés au Canada, mais ils pourraient être étendus et considérables. Prenons l’exemple de l’augmentation prévue de l’interaction entre les cycles de vie de la tordeuse orientale des bourgeons de l’épinette et de l’épinette noire, qui peut entraîner une perte de biodiversité et réduire potentiellement l’offre de services écosystémiques (Donnelly et coll., 2011). Un autre exemple est la façon dont les espèces, comme les ours polaires et les phoques, sont affectées négativement par la perte de la glace de mer pour la chasse et la reproduction (Stirling et Derocher, 2012). De plus, les populations de caribous pourraient diminuer en raison de la perte d’importantes quantités de fourrages de lichen dans leur habitat ou de phénomènes météorologiques extrêmes (Joly et coll., 2012; Festa-Bianchet et coll., 2011). Ces exemples pourraient avoir un impact négatif sur les réseaux alimentaires, notamment en menaçant la sécurité alimentaire des collectivités nordiques (voir l’étude de cas 5.3; Stern et Gaden, 2015) et les loisirs de plein air dans le Nord (Hall et Saarinen, 2010), alors même que les conditions plus chaudes et la perte de glace de mer allongent la saison touristique (Stewart et coll., 2012). Il existe également des preuves que les changements climatiques perturbent les interactions entre les plantes et les pollinisateurs, notamment des études montrant des réponses complexes et inégales des pollinisateurs au réchauffement climatique (Morton et Rafferty, 2017). Les bourdons, par exemple, semblent moins capables de déplacer leurs aires de répartition vers le nord en réponse au réchauffement, ce qui entraîne un rétrécissement des aires de répartition (Kerr et coll., 2015), avec des répercussions sur les nombreuses cultures qu’ils pollinisent.

5.2.3

Modification des aires de répartition

Les écosystèmes et les espèces se déplacent en fonction de l’évolution des conditions climatiques. Les observations, les méta-analyses et les modèles basés sur les lieux indiquent que les changements climatiques ont déjà commencé à modifier l’aire de répartition géographique d’espèces végétales et animales sur terre et dans les systèmes marins (GIEC, 2019a, b; 2014), ce qui a des répercussions sur la composition des écosystèmes et la prestation des services écosystémiques. Les espèces mobiles sont susceptibles de se déplacer sur de plus longues distances (p. ex. les oiseaux, les pollinisateurs). Les changements dans la répartition des espèces d’arbres et la migration vers les pôles des poissons d’eau douce semblent avoir une incidence sur les lieux et les modalités de la récolte du bois et de la pêche en eau douce au Canada (Poesch et coll., 2016; Ste-Marie, 2014).

Des changements dans l’aire de répartition de diverses espèces d’arbres au Canada ont été observés, notamment des migrations vers le nord de l’érable rouge, de l’érable à sucre et du bouleau à papier (Boisvert-Marsh et coll., 2014). Il existe peu d’indices de déplacements vers le sud pour le sapin baumier, l’épinette blanche et l’épinette noire, d’après l’établissement des gaules; toutefois, cela peut être lié aux effets de perturbations naturelles ou d’origine humaine (Boisvert-Marsh et coll., 2014). En milieu nordique, des déplacements vers le nord de la limite forestière subarctique ont été observés (Rees et coll., 2020; Gamache et Payette, 2005), et l’arbustification entraîne un passage irréversible de la toundra à une zone de végétation arbustive (Fraser et coll., 2014, Hill et Henry, 2011; Myers-Smith et coll., 2011). Ces déplacements ont des répercussions sur toute une série de services écosystémiques associés aux forêts, notamment la production de bois, le stockage du carbone (voir l’encadré 5.2), les loisirs de plein air, la disponibilité de nourriture sauvage et la régulation de la qualité de l’eau. Il est probable que les changements dans l’aire de répartition des insectes forestiers (Nantel et coll., 2014) et des ravageurs agricoles (voir le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation »; Campbell et coll., 2014) aient également un impact sur ces services, mais de manière souvent imprévisible (Scheffers et coll., 2016), car la nature exacte de ces changements dans l’espace et le temps est incertaine.

De même, des déplacements de l’aire de répartition des espèces de poissons lacustres ont été observés, comme le déplacement vers le nord des espèces de crapet-soleil de 13 km par décennie pour occuper des lacs plus nordiques dans l’est du Canada (Alofs et coll., 2014). L’évolution des conditions océaniques découlant des changements climatiques a entraîné des changements géographiques importants pour la faune marine, une tendance qui devrait se poursuivre, voire s’accélérer à l’avenir. Avec la hausse des températures océaniques, les espèces marines se déplacent déjà vers les pôles (Palacios-Abrantes et coll., 2020; Poloczanska et coll., 2016) ou vers des eaux plus profondes (Dulvy et coll., 2008) afin de rester dans leur fourchette de température de prédilection. Les mouvements peuvent être temporaires; par exemple, de plus grandes quantités de merlu du Pacifique (merlan) ont migré vers le nord dans les eaux canadiennes durant les épisodes chauds d’El Niño de 1998 et de 2015 (Berger et coll., 2017). Les déplacements sont également associés à des réponses écologiques et à des interactions modifiées du réseau alimentaire, qui augmentent l’incertitude de la productivité des stocks et la vulnérabilité des poissons à la pollution et à l’exploitation (Cheung, 2018; Cheung et coll., 2016). Ces changements de répartition peuvent simultanément entraîner la perte de poissons autochtones (p. ex. la morue arctique) et des occasions pour de nouvelles pêches (Stern et Gaden, 2015). Des tendances similaires avec des effets variables sur les espèces à valeur économique sont attendues pour d’autres régions du Canada, notamment la côte du Pacifique (Okey et coll., 2014) et les Grands Lacs (Collingsworth et coll., 2017).

Parmi les autres changements potentiels aux services écosystémiques causés par les modifications de la répartition des espèces et des écosystèmes, citons la perte de la production de baies dans l’Arctique en raison de l’arbustification (Stern et Gaden, 2015), l’expansion de l’aire de répartition des arbres (Pearson et coll., 2013), l’augmentation des risques de contracter certaines maladies (comme la maladie de Lyme) à mesure que les espèces hôtes (p. ex. la tique du cerf) étendent leur aire de répartition vers le nord (Ogden et coll., 2014; Leighton et coll., 2012), et la réduction de la diversité des pollinisateurs des cultures (Kerr et coll., 2015).

La capacité des écosystèmes et des espèces individuelles à s’adapter aux changements climatiques en déplaçant leur aire de répartition n’est toutefois pas sans limites. Les organismes sont limités dans l’éventail des environnements auxquels ils peuvent s’adapter. Beaucoup d’entre eux ont une capacité de dispersion limitée et n’ont pas toujours accès à un nouvel habitat approprié à coloniser (Lipton et coll., 2018). Dans les régions côtières, les plages, les dunes, les flèches de sable, les îles-barrières et les marais côtiers qui leur sont associés peuvent s’adapter à l’augmentation du niveau de la mer par le biais d’une migration continue vers les terres (Savard et coll., 2016). Dans certains cas, cependant, cette migration est entravée par des infrastructures (telles que des digues) ou par une élévation naturelle des terres (Pontee, 2013). Cela conduit à un rétrécissement de l’espace côtier et peut entraîner la perte de marais côtiers et d’autres écosystèmes précieux (voir l’étude de cas 5.1).

5.2.4

Aires protégées et de conservation

Les aires protégées et de conservation constituent un élément clé de l’approche du Canada en matière d’adaptation aux changements climatiques et de réduction des émissions de GES, et sont des outils importants pour la préservation des écosystèmes et des services écosystémiques (Mitchell et coll., 2021). En offrant un habitat et un refuge à la biodiversité et en séquestrant le carbone (voir l’encadré 5.2), les aires protégées et de conservation augmentent la capacité d’adaptation et la résilience des écosystèmes dans leur ensemble, tout en préservant leur capacité à fournir des services écosystémiques. Comprendre où les services écosystémiques sont générés et où les gens en bénéficient est un autre facteur à prendre en compte lorsqu’il s’agit de préserver efficacement les services écosystémiques (Mitchell et coll., 2021).

En tant que partie à la Convention sur la diversité biologique, le Canada s’est engagé à protéger au moins 17 % des zones terrestres et des eaux intérieures, et 10 % des zones côtières et marines d’ici 2020 (Biodivcanada, 2020). En date de 2019, 12,1 % du territoire terrestre du Canada (terre et eau douce) était conservé (dont 11,4 % dans des aires protégées), et 13,8 % du territoire marin du Canada était conservé (dont 8,9 % dans des aires protégées), dépassant ainsi l’objectif initial pour les aires marines (Gouvernement du Canada, 2020).

Il existe de nombreux types d’aires protégées et de conservation, permettant différentes activités et utilisations des ressources aux niveaux national, provincial, territorial et local. En voici quelques exemples :

  • Les aires protégées et de conservation autochtones (APCA) (voir l’étude de cas 5.4), qui constituent une classification élaborée dans le cadre des objectifs et cibles 2020 en matière de biodiversité pour le Canada (Biodivcanada, 2020), en réponse à l’engagement du Canada dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Cette classification reconnaît le leadership important des peuples autochtones dans la gestion de leurs terres, ainsi que l’importance que ces aires peuvent jouer dans la préservation de la biodiversité et la protection du patrimoine culturel.
  • Les grandes aires protégées forestières nationales et provinciales, qui peuvent servir de puits de carbone importants du point de vue mondial, tout en fournissant une série de services écosystémiques (p. ex. amélioration de la qualité de l’eau et de l’air, possibilités de loisirs, refuges pour les espèces migratrices et les pollinisateurs)
  • Les aires protégées et de conservation au niveau local, dont les espaces verts urbains, les parcs municipaux et les terres humides, fournissent une série de services, tels que des avantages pour la santé humaine en réduisant les impacts de la chaleur extrême liée aux changements climatiques (voir l’étude de cas 5.7 et la section 5.5.2.4).

Le réseau national d’aires protégées et de conservation tient compte de la diversité des écosystèmes et des espèces, autant que de la diversité sur le plan génétique. Par exemple, des forêts plus biodiversifiées peuvent séquestrer davantage de carbone et sont mieux équipées pour résister aux invasions et aux maladies (Bunker et coll., 2005). La connectivité des habitats est une autre question importante à prendre en compte pour les aires protégées et de conservation face aux changements climatiques, car les aires de répartition des espèces réagissent et s’adaptent aux conditions changeantes. Par exemple, l’initiative Yellowstone to Yukon Conservation (Y2Y) est un effort international visant à relier les terres conservées, et à maintenir et connecter les habitats appropriés importants pour que la faune puisse migrer et s’adapter, au besoin, dans un climat en changement (Yellowstone to Yukon Conservation Initiative, s.d.). À mesure que les habitats viables se déplacent vers le nord, il peut être nécessaire de reconsidérer les limites des parcs et des refuges afin de continuer à protéger les espèces, tout en fournissant un habitat et des services pour la nature et les personnes (Graumlich et Francis, 2010).

5.3

Les impacts varieront selon les écosystèmes et les régions du Canada

Les réponses des écosystèmes aux changements climatiques varieront selon les régions du Canada. Les régions septentrionales, montagneuses et côtières sont particulièrement vulnérables aux impacts des changements climatiques sur les services écosystémiques, en raison notamment des possibilités d’adaptation limitées. Le renforcement de la capacité d’adaptation des personnes et des collectivités vivant dans ces régions est essentiel pour maintenir et préserver les services écosystémiques.

Les changements climatiques ont des répercussions sur les écosystèmes du Canada de différentes manières, affectant leur capacité à fournir des services aux collectivités qui en dépendent. Les réponses des écosystèmes varieront également en fonction de leur exposition et de leur sensibilité aux impacts des changements climatiques, ainsi que de leurs seuils et points de bascule particuliers. Comprendre, évaluer et cartographier les changements dans les écosystèmes, les menaces qui pèsent sur les services écosystémiques et la vulnérabilité des collectivités à ces changements peut aider à déterminer les domaines prioritaires et les possibilités d’adaptation. Il est important de renforcer la capacité d’adaptation des collectivités qui dépendent des services écosystémiques afin de maintenir leur intégrité face au climat en changement et de réduire au minimum les conséquences pour ces collectivités sur le plan de la santé humaine, du bien-être et des moyens de subsistance.

5.3.1

Introduction

Les impacts des changements climatiques sur les écosystèmes du Canada seront répartis de manière inégale sur l’ensemble du pays (voir la figure 5.8). Parallèlement, les réponses des écosystèmes à ces changements varieront également (Breshears et coll., 2011). En particulier, les régions septentrionales, alpines et côtières du Canada devraient connaître des transformations importantes et rapides en raison des changements climatiques (Bush et Lemmen, 2019; GIEC, 2019a; IPBES, 2018). Dans beaucoup de ces endroits, les impacts des changements climatiques surpassent la capacité des écosystèmes à amortir les effets de la variabilité, ce qui entraîne des changements dans les services écosystémiques. La gestion de ces changements mettra au défi la capacité des systèmes socioécologiques à réagir de manière adaptative.

Figure 5.8-FR

-

Carte du Canada comprenant des icônes et du texte superposés aux endroits où les changements climatiques auront une incidence sur les écosystèmes et les services qu’ils fournissent. Dans le nord, la réduction de la couverture de glace affectera le développement économique et le mode de vie des Autochtones; la dégradation du pergélisol affectera les infrastructures du nord; la modification de la répartition des animaux affectera l’approvisionnement en nourriture; et la fiabilité réduite des routes de glace affectera l’accès aux sites miniers éloignés et aux collectivités nordiques. Sur la côte est, l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation de l’érosion du littoral affecteront les infrastructures et les lieux patrimoniaux. En Ontario, l’augmentation des températures affectera la santé humaine en raison du stress thermique et des maladies à transmission vectorielle, et les niveaux d’eau des Grands Lacs inférieurs affecteront la navigation, la production d’hydroélectricité et les loisirs. Dans les prairies, des épisodes de sécheresse affecteront les forêts et l’agriculture. Sur la côte ouest, la réduction de la couverture glaciaire affectera les ressources en eau de l’ouest et la production d’hydroélectricité, et l’augmentation des organismes nuisibles (p. ex. le dendroctone du pin ponderosa) affectera la productivité des forêts et l’activité des feux de forêt.
Figure 5.8-FR

Les changements climatiques ont des impacts dans différentes régions du Canada, dont beaucoup ont des conséquences sur les écosystèmes et sur les services écosystémiques.

Source

Adapté du gouvernement du Canada, 2014.

Par ailleurs, certains segments de la population canadienne sont plus vulnérables aux changements dans les services écosystémiques en raison de leur emplacement géographique, de leur dépendance à l’égard de ces services ou de leur statut socio-économique (Pearce et coll., 2012; Ford et Pearce, 2010). En voici quelques exemples : les collectivités autochtones, les collectivités qui dépendent des ressources naturelles pour leur subsistance (voir le chapitre « Collectivités rurales et éloignées »), les collectivités situées dans les régions arctiques, alpines ou côtières, et les personnes défavorisées sur le plan socio-économique. Bien qu’elles soient généralement résilientes et capables de s’adapter, beaucoup de ces collectivités ont des ressources restreintes et un accès limité aux technologies et aux alternatives des services écosystémiques qu’elles pourraient utiliser afin de s’adapter efficacement aux changements dans les services écosystémiques à leur disposition. Il existe divers outils susceptibles de soutenir les décisions de gestion et de renforcer la capacité d’adaptation de ces collectivités, notamment en facilitant l’intégration des données biophysiques et socio-économiques dans les processus de détermination des risques (voir l’encadré 5.3).

5.3.2

Les régions nordiques

Le nord du Canada s’est réchauffé et continuera de se réchauffer à plus du double du taux mondial (Bush et Lemmen, 2019), ce qui a des répercussions sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes (Pithan et Mauritsen, 2014; Screen et Simmonds, 2010). Cette région devrait connaître une augmentation des températures et des précipitations, et une diminution des chutes de neige (Cohen et coll., 2019; Vavrus et coll., 2012; Callaghan et coll., 2011), avec des changements connexes pour le pergélisol, la glace de mer et les glaciers (Derksen et coll., 2018). Des changements rapides, vastes et importants dans les écosystèmes ont été observés et/ou sont attendus, notamment :

  • la croissance accrue des arbustes (arbustification), la migration vers le nord de la végétation et la disparition de la toundra arctique (Pearson et coll., 2013; Myers-Smith et coll., 2011);
  • le déplacement vers les pôles des aires de répartition des espèces et des écosystèmes, notamment des espèces animales et végétales et des écosystèmes forestiers (Kortsch et coll., 2015; Brommer et coll., 2012);
  • des changements dans la couverture neigeuse, la fonte des neiges, la disponibilité et la qualité de l’eau (Evengard et coll., 2011);
  • des invasions de nouvelles espèces de poissons et modifications des pêches en eau douce et des pêches en mer (Wassmann et coll., 2011);
  • le déclin de la population de caribous (voir l’étude de cas 5.3; Cressman, 2020; Mallory et Boyce, 2017), lié à un accès réduit à la nourriture en raison d’une fonte des neiges plus précoce et plus rapide, de l’augmentation des cycles de gel-dégel, ainsi qu’à un harcèlement accru par les insectes (Cressman, 2020; Johnson et coll., 2012; Hansen et coll., 2011b);
  • la perte de glace de mer et des impacts négatifs sur les populations d’ours polaires et de phoques (Stirling et Derocher, 2012);
  • le dégel du pergélisol, la déstabilisation des infrastructures et la libération du carbone du sol (Schuur et coll., 2015); et
  • des augmentations de la productivité primaire nette dans certaines zones de l’ouest des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon (Boone et coll., 2018; Stralberg et coll., 2018), avec une incidence sur la dynamique et le stockage du carbone.

Ces changements écologiques auront des effets en cascade qui affecteront un large éventail de services écosystémiques, notamment l’offre alimentaire, l’approvisionnement en eau douce et la qualité de celle-ci, la régulation du climat, la santé des collectivités et les loisirs de plein air (Stern et Gaden, 2015; Allard et coll., 2012; Kelly et Gobas, 2001). Les effets en cascade se produisent lorsqu’un danger génère une séquence d’événements secondaires dans les systèmes naturels et humains qui entraînent des perturbations physiques, naturelles, sociales ou économiques, et lorsque l’impact qui en résulte est nettement plus important que l’impact initial (GIEC, 2019b). Ces impacts sont complexes et multidimensionnels. Par exemple, le dégel prévu du pergélisol dans l’Arctique devrait affecter la répartition des plantes et des animaux, ce qui pourrait entraîner un déclin des espèces chassées et des conséquences négatives sur la sécurité alimentaire locale (voir la figure 5.9).

Figure 5.9-FR

-

Illustration des principaux impacts des changements climatiques et de leur incidence sur l’environnement et la société. Le réchauffement du climat et la fonte du pergélisol entraînent la libération du carbone stocké, des modifications de la végétation et de l’habitat des animaux, des changements dans le cycle de l’eau, et l’instabilité des sols. Ces principales répercussions entraînent des incidences sur l’environnement, telles que des modifications des paysages et des lieux patrimoniaux naturels, des feux de forêt plus fréquents, un ruissellement plus important, des modifications de la chimie de l’eau douce, des inondations plus fréquentes et plus intenses, l’érosion du littoral et la subsistance des sols. Ces répercussions environnementales entraînent des répercussions socio-économiques, notamment des répercussions sur les valeurs culturelles, les modes de vie autochtones, le bien être des communautés, le tourisme, l’emploi et la sécurité d’emploi. Les répercussions socioéconomiques comprennent également le déclin de la santé et l’augmentation des besoins de soins de santé, le déclin de la sécurité alimentaire, le déplacement des communautés, la pression sur les infrastructures et les services ainsi que la diminution de la qualité et de la disponibilité de l’eau.
Figure 5.9-FR

Les impacts des changements climatiques sur le pergélisol et leurs effets en cascade sur la société et l’environnement.

Source

Source des données : GIEC, 2019b.

Les collectivités nordiques sont particulièrement vulnérables aux bouleversements des écosystèmes et aux modifications correspondantes des services écosystémiques. De nombreuses collectivités nordiques et autochtones dépendent de services d’approvisionnement pour assurer leur sécurité alimentaire, y compris le gibier, les mammifères marins, les poissons et les espèces végétales (Hoover et coll., 2016) que les changements climatiques menacent déjà (voir l’étude de cas 5.3 et le chapitre « Collectivités rurales et éloignées »; Beaumier et Ford, 2010; Wesche et Chan, 2010). Les solutions de rechange à ces sources de nourriture sont limitées et aussi extrêmement coûteuses compte tenu des frais de transport vers le Nord (Mead et coll., 2010). Par conséquent, les changements climatiques pourraient accroître l’insécurité alimentaire dans le Nord. Les loisirs de plein air, la chasse sportive et l’observation de la faune sont des composantes importantes des économies du Nord (Chanteloup, 2013); la perte d’espèces sauvages et les changements dans leur répartition pourraient rendre ces activités plus difficiles et imprévisibles, tout en menaçant les activités culturelles traditionnelles (Ford et Pearce, 2010).

En raison de leur éloignement géographique, de leurs populations de petite taille et de leur situation à proximité des limites septentrionales de l’aire de répartition de nombreuses espèces, les collectivités du Nord canadien ont tendance à disposer de moins d’options pour s’adapter aux changements climatiques, tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, le déclin de la glace de mer et le dégel du pergélisol (avec les impacts sur les infrastructures qui en découlent), ce qui affecte leur capacité d’adaptation (Meredith et coll., 2019). Bien que les collectivités autochtones aient une grande capacité d’adaptation, leurs ressources financières et leurs capacités organisationnelles limitées peuvent restreindre davantage les options d’adaptation (voir le chapitre « Nord du Canada »; Meredith et coll., 2019).

5.3.3

Régions montagneuses

Les régions montagneuses du Canada sont vulnérables aux changements climatiques, notamment à l’augmentation des températures et des précipitations, à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, à la plus grande variabilité des chutes de neige (Kohler et coll., 2014; Gonzalez et coll., 2010) et à une plus grande fréquence des feux de forêt (Rocca et coll., 2014). Les espèces et les écosystèmes alpins sont considérés comme particulièrement vulnérables aux changements climatiques, car leur capacité à se déplacer vers des altitudes plus élevées et à suivre les conditions climatiques est limitée par la hauteur physique des montagnes où ils se trouvent (Rudmann-Maurer et coll., 2014). Les changements climatiques devraient entraîner des modifications de la couverture neigeuse (Würzer et coll., 2016), la disparition des glaciers de montagne (Shugar et Clague, 2018), la remontée de la limite des arbres et la disparition d’espèces et d’écosystèmes alpins (Rudmann-Maurer et coll., 2014). Par exemple, les glaciers du champ de glace Columbia, dans les Rocheuses canadiennes, ont connu des changements spectaculaires entre 1919 et 2009, perdant 22,5 % de leur superficie totale tout en reculant de plus de 1,1 km en moyenne sur cette période (Derksen et coll., 2018; Tennant et Menounos, 2013).

Ces changements devraient avoir un impact sur les principaux services écosystémiques dans ces régions. En particulier, la perte de couverture glaciaire et neigeuse dans les zones montagneuses et le dégel du pergélisol, combinés à des épisodes de pluie extrêmes, devraient entraîner une augmentation des éboulements et des coulées de boue dans certaines zones alpines (Huggel et coll., 2011). Les changements subis par les forêts de montagne peuvent également compromettre leur capacité à se protéger contre les inondations, les coulées de débris, les glissements de terrain, les éboulements et les avalanches (Lindner et coll., 2010). En outre, l’augmentation de la fréquence des perturbations telles que les incendies, les chablis et les infestations de ravageurs affecterait le ruissellement et la qualité de l’eau (Lindner et coll., 2010). Enfin, la beauté du paysage peut être affectée par le recul des glaciers et la perte de zones enneigées pendant une grande partie de l’année, ainsi que par le changement des habitudes de loisirs, alors que de nouvelles zones touristiques apparaissent et que les gens recherchent les zones en montagne comme refuges face aux vagues de chaleur (Palomo, 2017). Par exemple, on prévoit que les Rocheuses canadiennes connaîtront une augmentation du tourisme allant jusqu’à 36 % d’ici à 2050, sous l’effet d’un temps plus chaud, mais une diminution potentielle à l’approche de 2080, car les impacts environnementaux et la disparition des glaciers réduisent le potentiel de la région pour les loisirs de plein air (Palomo, 2017).

5.3.4

Régions forestières

Les impacts des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers et leurs services écosystémiques varieront selon les régions forestières du Canada et seront bien souvent cumulatifs (voir le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation »). Les changements climatiques sont un facteur essentiel de perturbations progressives, telles que les infestations de ravageurs, qui influent sur la probabilité de phénomènes de perturbation immédiats, tout en affectant la structure et la composition à long terme des forêts (van Lierop et coll., 2015; Sturrock et coll., 2011; Burton, 2010). La hausse des perturbations affecte probablement aussi le stockage du carbone (voir l’encadré 5.2; Arora et coll., 2016; Kurz et coll., 2008), les loisirs et la régulation de la qualité de l’eau (Ford, 2009).

On prévoit également des risques accrus de chablis dans les forêts de l’est du Canada, en raison de la diminution de la durée du gel du sol (Saad et coll., 2017) et du déclin du tremble causé par la sécheresse en Alberta et en Saskatchewan (Michaelian et coll., 2010). Une mortalité végétale régionale massive similaire s’est produite dans le sud-ouest des États-Unis en raison de la sécheresse et d’une épidémie de scolytes en 2002–2003 (Breshears et coll., 2005). Dans ce cas, la mortalité massive des arbres a entraîné une diminution de la récolte de bois de chauffage et de pins à pignons, une dégradation de la régulation de l’érosion du sol, une modification des paysages et une réduction de la qualité des loisirs, bien qu’il ait augmenté la production de fourrage pour le bétail (Breshears et coll., 2011). Des changements similaires dans la fourniture de services écosystémiques forestiers au Canada, résultant des changements climatiques, pourraient se produire dans des régions particulières.

À court terme, les risques de feux de forêt et de sécheresse sont accrus (Boucher et coll., 2018; Boulanger et coll., 2017a), car les hausses de température devraient dépasser les effets modérateurs de l’augmentation des précipitations sur les conditions météorologiques propices aux incendies forestiers (Zhang et coll., 2019). Au Canada, la dynamique des incendies et leurs impacts sur les services écosystémiques des forêts varieront considérablement (Boulanger et coll., 2017a; Hope et coll., 2016). Cette variabilité spatiale de l’activité des incendies aura des impacts importants sur les services écosystémiques des forêts et sur les coûts de la lutte contre les incendies dans les provinces canadiennes. Par exemple, le feu de forêt de Fort McMurray de 2016 a coûté plus de 3,9 milliards de dollars (Bureau d’assurance du Canada, 2019) et a entraîné des effets à long terme et généralisés sur les rivières de la région, avec des impacts sur la qualité de l’eau (voir le chapitre « Ressources en eau »; Emmerton et coll., 2020). Le potentiel de « méga-incendies » dans les forêts tempérées et boréales en raison des changements climatiques et de la gestion forestière (p. ex. la suppression des incendies) augmentera également en fonction des changements climatiques (Adams, 2013). Ces types de grands incendies peuvent faire passer la végétation des écosystèmes forestiers boréaux dominés par les conifères à des écosystèmes de feuillus, ou pourraient faire passer les forêts tempérées, à certains endroits, à une végétation non forestière (Boulanger et coll., 2017b). Ces seuils, s’ils étaient franchis, auraient des impacts importants sur les services écosystémiques tels que le stockage du carbone, l’approvisionnement en bois, la régulation du climat, l’approvisionnement en eau (puisque la repousse de la végétation réduit la quantité d’eau disponible) et les loisirs (voir le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation »; Mina et coll., 2017; Adams, 2013).

Différentes approches sont utilisées pour réduire les impacts des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers et les espèces, comme la réduction des risques d’incendie par une gestion active du combustible (p. ex. l’éclaircissement, l’enlèvement des débris et le brûlage dirigé) (Astrup et coll., 2018; Schroeder, 2010), la plantation d’une plus grande proportion d’espèces tolérantes au feu et de feuillus (Bernier et coll., 2016) et, dans certains cas, la mise en œuvre d’une migration assistée des espèces vulnérables et importantes (voir l’étude de cas 5.2).

5.3.5

Régions côtières

Le Canada possède le plus long littoral du monde, mesurant plus de 240 000 kilomètres (Taylor et coll., 2014). Les régions côtières sont habitées par environ 6,5 millions de Canadiens et sont des éléments caractéristiques de notre identité nationale (Lemmen et coll., 2016), en plus d’apporter une contribution essentielle à l’économie (Association des administrations portuaires canadiennes, 2013). Compte tenu de l’importance des écosystèmes côtiers pour la protection des côtes, le contrôle de l’érosion, les pêches marines, le stockage du carbone, les loisirs et les liens entre l’habitat et la pêche (Barbier et coll., 2011), la perte et la dégradation des zones côtières sont appelées à avoir des impacts substantiels sur la fourniture des services écosystémiques de ces régions (Bernhardt et Leslie, 2013). L’ampleur des impacts sur les écosystèmes et les populations dépendra du succès des mesures d’adaptation.

Bien que les impacts des changements climatiques sur les écosystèmes marins restent encore mal quantifiés (Lemmen et coll., 2016), les risques climatiques recensés au Canada comprennent des températures plus élevées et des modèles de précipitations changeants, des ondes de tempête plus intenses, des changements dans l’élévation du niveau de la mer, la diminution de la glace de mer, des changements dans l’hydrologie (y compris la fonte des glaciers) et des changements dans les propriétés de l’eau des océans (p. ex. la température, la salinité, l’acidification et l’hypoxie) (Lemmen et coll., 2016). Les impacts des changements de la glace de mer, les variations du niveau de la mer et de l’acidité des océans sont brièvement examinés dans le chapitre « Impacts sur les secteurs et mesures d’adaptation ».

L’élévation du niveau de la mer peut entraîner la réduction et la perte d’habitats côtiers importants, comme les marais salés, par un processus connu sous le nom de « rétrécissement de l’espace côtier » (Savard et coll., 2016; Hartig et coll., 2002). Cela se produit lorsque les écosystèmes sont incapables de migrer vers les terres en réponse à l’élévation du niveau de la mer en raison d’une barrière, telle qu’une digue ou une falaise (voir l’étude de cas 5.1; Atkinson et coll., 2016). Les projections des changements dans l’élévation du niveau de la mer jusqu’en 2100 fluctuent d’une élévation de près de 100 cm dans certaines régions de la côte Est et de la côte Ouest, à une baisse équivalente du niveau de la mer (c.-à-d. de près de 100 cm) dans certaines régions centrales de la côte septentrionale canadienne (Lemmen et coll., 2016), en raison de variations dans le mouvement vertical des terres (p. ex. Atkinson et coll., 2016). L’élévation du niveau de la mer entraînera des risques accrus d’inondations et, dans certains cas, menacera la viabilité des collectivités de faible altitude, en particulier lorsque les tempêtes côtières intensifieront les effets de l’élévation du niveau de la mer (Yang et coll., 2014).

Les régions de la côte Nord et de la côte Est connaissent des changements dans l’étendue, l’épaisseur et la durée de la glace de mer, avec des diminutions de l’étendue allant d’environ 2,9 % à 10 % par décennie dans le Nord et de 2,7 % par décennie depuis 1969 dans certaines zones de la côte Est (Service canadien des glaces, 2007). Les impacts sur les populations sont plus marqués dans le Nord, où les changements de la glace de mer ont rendu les déplacements plus dangereux, affecté les espèces de subsistance (voir la figure 5.11), compromis les activités de récolte traditionnelles et eu un impact sur le bien-être (Lemmen et coll., 2016). Enfin, l’acidification des océans menace les mollusques et d’autres organismes aquatiques, ce qui peut avoir des conséquences sur l’approvisionnement alimentaire provenant des activités de pêche et d’aquaculture dans les régions des côtes Est et Ouest.

Figure 5.11–FR

Impacts des changements de la glace de mer sur les espèces utilisées à des fins alimentaires ou autres (espèces de subsistance).

Illustration d’un chasseur en motoneige sur la glace de mer et diverses espèces arctiques qui montre les répercussions du dégagement des glaces plus tôt en été et de leur retour plus tard en automne dans l’Arctique canadien. Dans toute cette zone, il sera plus difficile pour les communautés d’accéder en toute sécurité à la glace de mer. Dans la baie d’Hudson, les phoques annelés peuvent ne pas terminer leur mue printanière sur la glace, ce qui affecte les niveaux de stress et la survie des petits. Les ours polaires de la baie d’Hudson sont en déclin et passent plus de temps sur terre, sans accès aux phoques. Les bélugas migrent dans la baie d’Hudson plus tôt et en repartent plus tard. Les ours mangent plus d’œufs d’eider à duvet, mais une saison de reproduction de l’eider plus longue avec moins de glace de mer suggère que les populations d’eider peuvent rester stables. Sur la côte de la mer de Beaufort, certains ombles migrent plus tôt vers les eaux océaniques et se nourrissent plus longtemps dans ces eaux, ce qui est bénéfique.
Figure 5.11–FR

Impacts des changements de la glace de mer sur les espèces utilisées à des fins alimentaires ou autres (espèces de subsistance).

Source

Ministère des Pêches et des Océans (2019)

5.3.6

Renforcement de la capacité d’adaptation

Le renforcement de la capacité des collectivités vulnérables à s’adapter aux changements climatiques (c.‑à‑d. la capacité d’adaptation) est essentiel pour faciliter l’adaptation aux modifications des services écosystémiques découlant des changements climatiques. La capacité d’adaptation peut prendre différentes formes. Les connaissances autochtones ont fourni et continueront de fournir une base importante pour l’adaptation aux changements climatiques (Pearce et coll., 2015) face aux changements des services écosystémiques (voir la section 5.4 et l’étude de cas 5.3). Des sources diversifiées de moyens de subsistance et de soutien économique, ainsi que des initiatives de planification régionale visant à conserver et à gérer collectivement les services écosystémiques augmentent également la capacité d’adaptation (voir le chapitre « Collectivités rurales et éloignées »).

Une augmentation des ressources éducatives, logistiques et financières pour soutenir la gestion et la restauration des écosystèmes clés qui fournissent des services écosystémiques contribue à améliorer la capacité d’adaptation (Keesstra et coll., 2018). Le maintien et la restauration des écosystèmes côtiers, par exemple, peuvent réduire la vulnérabilité des zones côtières aux effets des changements climatiques et à la perte ou à la réduction des services écosystémiques qui en découlent (voir l’étude de cas 5.1 et l’étude de cas 5.6). Ces mesures sont plus efficaces lorsque les risques et dangers propres aux changements climatiques et aux services écosystémiques sont reconnus et intégrés dans des approches d’adaptation fondées sur la nature (voir la section 5.5; Wamsler et coll., 2016).

Il est également important de s’attaquer aux obstacles à la capacité d’adaptation. Des évaluations complètes de la vulnérabilité aux changements dans les services écosystémiques et de la capacité d’adaptation aux impacts futurs des changements climatiques n’ont pas été réalisées pour le Canada (p. ex. Ford et Pearce, 2010). Elles pourraient toutefois aider à déterminer les possibilités de renforcement de la capacité d’adaptation en ce qui concerne les services écosystémiques (Boyd, 2010). En particulier, la plupart des études se concentrent sur les impacts biophysiques des changements climatiques et des services écosystémiques, mais peu d’entre elles prennent en compte les aspects socio-économiques, qui sont tout aussi importants (Ford et Pearce, 2010) ou cherchent à comprendre comment intégrer ces renseignements dans les décisions de gestion (Keenan, 2015). Ce manque de données et de connaissances rendra difficile l’adaptation des collectivités vulnérables aux impacts des changements climatiques sur les services écosystémiques, alors que leurs ressources et leur accès à l’information sont souvent limités.

5.4

Les connaissances autochtones sont essentielles au maintien des écosystèmes

Les connaissances autochtones sont essentielles au maintien des écosystèmes et des services écosystémiques qu’ils fournissent dans un climat en changement. Les systèmes de connaissances autochtones englobent différents points de vue pour mieux saisir la complexité de l’environnement et proposent des stratégies pour réduire les changements environnementaux, le gérer et s’y adapter d’une manière globale et adaptée au milieu.

Les peuples autochtones jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. En raison de leur lien étroit avec la nature et la terre, les peuples autochtones sont très attentifs et souvent directement touchés par les modifications des écosystèmes et des services qu’ils offrent, lesquels peuvent avoir des liens importants avec leur culture et leur identité. Les futures pratiques de gestion de l’utilisation des terres peuvent être mieux orientées par les connaissances autochtones de manière à optimiser les avantages écologiques, culturels et économiques sur leurs territoires traditionnels et ailleurs.

 

5.4.1

Introduction

Depuis des millénaires, les peuples autochtones du Canada, dont les Premières Nations, les Inuits et les Métis, jouent un rôle de premier plan dans la protection et la conservation de leurs territoires traditionnels et de leurs terres natales. Aujourd’hui, cela se poursuit grâce au travail des protecteurs de l’eau et gardiens autochtones et de nombreuses autres initiatives dirigées par des Autochtones pour défendre la résilience et l’harmonie avec mère Nature. Les peuples autochtones entretiennent des liens culturels et spirituels forts avec la terre et l’eau, et ont une longue histoire d’adaptation aux changements sociaux et environnementaux. Ils ont souvent pu résider pendant des millénaires sur leurs territoires grâce à l’apprentissage et à la mise en commun de connaissances adaptatives (Houde, 2007) et, dans de nombreux cas, cela a conduit à une augmentation de la biodiversité locale (Harlan, 1995; Blackburn et Anderson, 1993). Par exemple, une étude récente a révélé que les terres gérées par les Autochtones au Canada présentent des niveaux de biodiversité des vertébrés légèrement supérieurs à ceux des aires protégées, tout en abritant un plus grand nombre d’espèces de vertébrés menacées (Schuster et coll., 2019). Les partenariats entre les collectivités autochtones et d’autres organismes gouvernementaux pourraient renforcer les efforts de préservation de la biodiversité.

Cependant, le découplage des modes de vie autochtones d’avec les terres traditionnelles et la dégradation de l’environnement peuvent finir par éroder les pratiques culturelles, la langue et les connaissances écologiques locales, compromettant ainsi la pérennité des systèmes culturels et environnementaux. Dans le monde comme au Canada, des proportions importantes de populations autochtones vivent dans des régions particulièrement vulnérables aux impacts des changements climatiques, comme les zones côtières, les lieux de faible altitude et les terres sujettes aux inondations. Les populations autochtones ont également tendance à pratiquer des modes de subsistance basés sur les ressources et à dépendre de la terre comme source de nourriture, de remèdes traditionnels et d’identité. Par ailleurs, elles continuent à vivre avec les conséquences de la colonisation et des traumatismes historiques. Les changements climatiques exacerbent souvent ces circonstances préexistantes (Pearce et coll., 2015; Berrang-Ford et coll., 2012; Nakashima et coll., 2012).

5.4.2

Les principes d’apprentissage autochtones

Il serait faux de présumer qu’une liste de traits culturels communs permet de décrire la richesse et la diversité des peuples autochtones. Au Canada, il existe une grande variété de nations, de coutumes, de traditions, de langues et de visions du monde. Néanmoins, il existe des similitudes entre les systèmes de connaissances autochtones (principes d’apprentissage). Ceux-ci peuvent être définis comme étant une connaissance approfondie du lieu, accumulée sur de longues périodes et jumelée à un cadre permettant de concevoir la complexité.

Les connaissances autochtones ont été décrites comme étant les processus qui explorent la façon dont les éléments constitutifs d’un système sont interreliés, comment les systèmes auxquels ils appartiennent évoluent dans le temps et comment ils sont intégrés à des systèmes plus vastes (Berkes, 1998). Il s’agit d’un ensemble cumulatif de connaissances, de pratiques et de valeurs, acquises par l’expérience, par des observations sur le terrain ou par les enseignements spirituels, et transmis de génération en génération (Noongwook et coll., 2007; Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, 2005; Cruikshank, 1998; Huntington, 1998). Il peut s’agir de comprendre les interrelations entre les espèces, leurs relations au sein de l’environnement biophysique, ainsi que les répartitions spatiales et les tendances historiques des structures spatiales et des profils de population. Cette forme de connaissance évolue sur de longues périodes et implique un apprentissage constant par la pratique, l’expérimentation et la consolidation des connaissances (Houde, 2007; Neis et coll., 1999; Nickels, 1999; Duerden et Kuhn, 1998; Ferguson et Messier, 1997; Mailhot, 1993; Freeman, 1992; Johnson, 1992a, b). Les connaissances autochtones offrent un éclairage sur divers éléments, par exemple :

  • comprendre l’état et l’évolution des fonctions des services écosystémiques dans les territoires traditionnels, ce qui permet de mesurer l’intégrité et la résilience écologiques;
  • fournir des signaux avant-coureurs de facteurs de stress environnementaux (p. ex. des changements parmi les espèces végétales ou animales), y compris les impacts des changements climatiques (Olsson et coll., 2004);
  • créer une image élargie et multidimensionnelle de l’adaptation liée à des concepts tels que la flexibilité (p. ex. la réponse aux changements des cycles saisonniers de récolte et d’utilisation des ressources), l’évitement des dangers (à partir d’une connaissance détaillée de l’environnement local et de la compréhension des processus écosystémiques) et la préparation aux situations d’urgence (p. ex. savoir comment réagir lors d’une situation d’urgence) (Pearce et coll., 2015).

La prise de conscience grandissante que de nombreuses politiques de gestion ne tiennent pas compte de la complexité des écosystèmes ou des contextes locaux a fait naître un besoin pour de nouveaux processus adaptatifs afin de faire face au changement (Houde, 2007; Gunderson, 1999; Holling et Meffe, 1996). Les connaissances autochtones permettent de cerner quelles sont les répercussions sur les moyens de subsistance, les cultures et les modes de vie, et de dégager des renseignements concernant les stratégies d’adaptation localement appropriées et culturellement pertinentes (voir l’étude de cas 5.3 et le chapitre « Collectivités rurales et éloignées »; Pearce et coll., 2015; Ford et Pearce, 2012; Pearce et coll., 2011) en construisant des données quantitatives et qualitatives à partir d’un grand nombre de variables (Berkes et Berkes, 2008). La reconnaissance du fait que les systèmes de connaissances autochtones diffèrent des connaissances non autochtones et qu’ils jouent un rôle égal dans l’élaboration des politiques, des programmes et de la prise de décision donne des résultats plus riches et plus équilibrés pour ce qui est du maintien des écosystèmes et de leurs services, desquels dépendent de nombreuses collectivités autochtones.

5.4.3

Cogestion des ressources naturelles et gestion des ressources naturelles par les Autochtones

Les ententes de cogestion conçues pour impliquer les peuples autochtones dès les premières étapes stratégiques de la planification permettent une prise de décision globale et améliorée, ainsi que l’autonomisation des Autochtones par rapport aux activités qui se déroulent sur leurs terres (Houde, 2007). Cela peut nécessiter des cadres juridiques souples permettant la conclusion d’ententes de cogestion qui évoluent et s’adaptent au fil du temps, à mesure que la confiance s’installe entre les partenaires (Houde, 2007). La propriété et le contrôle des connaissances autochtones par les Autochtones doivent être respectés. La reconnaissance des droits fondamentaux des détenteurs de connaissances autochtones inclut le partage des avantages financiers découlant de l’utilisation de ces connaissances (Mauro et Hardison, 2000).

La coproduction de connaissances, c’est-à-dire l’apport de sources de connaissances multiples et de capacités de cocréation de connaissances, nécessite que les partenaires soient ouverts d’esprit et disposés à faire preuve d’humilité (Moller et coll., 2009b). Il est également important de reconnaître qu’il y a des limites à ce en quoi les systèmes de connaissances scientifiques et autochtones peuvent être combinés. Étant donné qu’elles sont fondées sur des méthodologies et des visions du monde différentes, il faut veiller à ce que les connaissances ne soient pas mélangées ou extraites de leur contexte culturel afin qu’elles conservent leur intégrité propre (Moller et coll., 2009a; Parlee et coll., 2005; Davidson-Hunt et Berkes, 2003). Un système de connaissances n’a pas besoin qu’un autre le corrobore pour qu’il soit perçu comme valide (Cercle autochtone d’experts, 2018).

La réponse du Canada à la Convention sur la diversité biologique (Ministre des Approvisionnements et Services Canada, 1995) fournit des conseils sur l’application des connaissances autochtones par le biais d’un code de conduite éthique, qui conseille de :

  • respecter, préserver et maintenir les connaissances, les innovations et les pratiques des collectivités autochtones et locales, qui incarnent des modes de vie traditionnels pertinents pour la conservation de la diversité biologique et l’utilisation durable des ressources naturelles;
  • promouvoir une application plus large des connaissances autochtones avec l’approbation et la participation des détenteurs de ces connaissances;
  • encourager le partage équitable des bénéfices qui découlent de l’utilisation de ces connaissances.

Les peuples autochtones du Canada jouent un rôle important en faisant preuve de leadership en matière de mesures pour le climat, d’intendance et de préservation des services écosystémiques. Cela se traduit par des efforts visant à préserver les puits de carbone et à élaborer des solutions d’adaptation, notamment des approches fondées sur la nature, ainsi que la mise en place et la gestion d’aires protégées et de conservation autochtones (voir l’étude de cas 5.4) et la mise en œuvre de technologies et d’approches novatrices en matière de réduction des émissions de GES.

5.5

Les approches d’adaptation fondées sur la nature maximisent les avantages

Les approches d’adaptation fondées sur la nature réduisent les risques liés aux changements climatiques pour les collectivités et sont souvent plus rentables et souples que les solutions techniques. Elles offrent également de nombreux avantages connexes du point de vue social, environnemental et économique, et contribuent à renforcer la capacité d’adaptation des collectivités.

Au Canada, les approches fondées sur la nature pour l’adaptation aux changements climatiques suscitent un intérêt croissant. Les approches fondées sur la nature visant à faire face aux impacts des changements climatiques, telles que la restauration des marais, l’aménagement à faible impact du littoral et les forêts urbaines, sont très variées et offrent généralement des avantages considérables par rapport aux options d’adaptation techniques. De telles approches offrent une souplesse intégrée qui permet de tenir compte d’un plus grand degré d’incertitude quant aux conditions climatiques et environnementales futures, et il a été démontré qu’ils proposent une grande variété de retombées positives du point de vue social, environnemental et économique, maximisant ainsi le rendement global sur le capital investi. En outre, les approches fondées sur la nature contribuent à renforcer la capacité d’adaptation des collectivités auxquelles elles sont destinées, tout en réduisant les risques liés aux changements climatiques.

5.5.1

Introduction

Les écosystèmes et les approches d’adaptation fondées sur la nature peuvent jouer un rôle important dans la réduction des risques liés aux changements climatiques pour les collectivités en fournissant une capacité tampon, en renforçant la capacité d’adaptation de la société et des systèmes socioécologiques et en contribuant aux efforts de réduction des émissions de GES grâce au stockage du carbone (voir l’encadré 5.2). Cependant, le potentiel et les limites des approches d’adaptation fondées sur la nature ne sont généralement pas bien compris ou quantifiés (Malhi et coll., 2020).

5.5.2

Approches d’adaptation fondées sur la nature

Dans le contexte de la présente section, l’expression « approches fondées sur la nature » est utilisée en tant qu’expression terme générique pour désigner l’ensemble des approches d’adaptation qui sont en fonction des systèmes naturels, notamment les solutions fondées sur la nature, les infrastructures naturelles, les approches fondées sur les écosystèmes, la gestion des actifs naturels et les aires protégées. Ces approches reposent sur le fait que des écosystèmes sains, qu’ils soient naturels ou gérés, fournissent un large éventail de services qui profitent aux activités, à la santé et au bien-être des personnes. Elles favorisent également une certaine souplesse et l’apprentissage, ce qui est important lorsqu’on aborde l’incertitude et la complexité dans la prise de décision. Les approches d’adaptation fondées sur la nature constituent un domaine d’intérêt en pleine expansion au Canada et sont de plus en plus reconnues à l’échelle internationale. Des organisations économiques et environnementales de premier plan, dont l’IPBES, le GIEC, la Commission mondiale sur l’adaptation, les Nations unies et le Forum économique mondial, ne sont que quelques-uns des groupes qui ont avalisé cette approche.

Les approches fondées sur la nature englobent les stratégies qui intègrent la gestion des terres, de l’eau et des ressources vivantes (Convention sur la diversité biologique, 2020). De telles approches permettent aux décideurs de gérer les avantages multiples et de renforcer la résilience au changement en considérant les écosystèmes dans leur ensemble. Par exemple, la gestion des forêts pour la seule production de bois générerait des résultats différents que si elle était également axée sur la biodiversité et les espèces en péril, tout en tenant compte de l’érosion et de la séquestration du carbone. De même, une approche fondée sur la nature pour les produits de la mer à valeur commerciale tient compte de l’éventail des interactions au sein des écosystèmes côtiers et entre eux.

De multiples avantages peuvent être tirés de l’utilisation d’approches fondées sur la nature, tant pour l’adaptation aux changements climatiques que pour la réduction des émissions de GES, notamment (voir la figure 5.15; IIDD, 2019; Raymond et. coll., 2017) :

  • la réduction des impacts des inondations;
  • la protection contre les ondes de tempête et les marées salines;
  • la fourniture d’un habitat et la préservation de la biodiversité;
  • la séquestration du carbone;
  • la protection contre l’érosion;
  • l’atténuation de la sécheresse;
  • la régulation du débit de l’eau et de l’approvisionnement en eau;
  • l’amélioration de l’attractivité des lieux;
  • l’amélioration de la santé, du bien-être et de la qualité de vie; et
  • la création d’emplois verts.
Figure 5.15-FR

-

Le graphique illustre la manière dont les services écosystémiques sont coproduits par les écosystèmes, la biodiversité, les systèmes socioéconomiques et socioculturels, le climat et l’environnement physique. Lors de l’évaluation des services écosystémiques, il convient de prendre en compte les coûts, les compromis, les avantages et les avantages connexes pour la biodiversité, l’économie et la communauté, ainsi que le potentiel de participation des citoyens à la gouvernance et à la surveillance, les avantages et les avantages connexes pour la santé et le bien être humains, et le rendement environnemental intégré de l’écosystème.
Figure 5.15-FR

Cadre utilisé par Raymond et coll. (2017) pour l’évaluation des avantages connexes des approches fondées sur la nature.

Source

Adapté de Raymond et coll., 2017.

Le rôle des approches fondées sur la nature évolue rapidement, à mesure que l’intérêt pour ces approches et la base de connaissances augmentent. Cette section aborde différents types d’approches fondées sur la nature et comprend une série d’études de cas décrivant ces approches dans la pratique. Les évaluations futures s’appuieront sur un ensemble plus solide de connaissances existantes et aborderont le sujet plus en détail.

5.5.2.1

Restauration de marais en réponse à l’élévation du niveau de la mer

La restauration des zones riveraines et des tampons fluviaux favorise l’infiltration de l’eau, réduit l’érosion et régule la disponibilité de l’eau tout au long de la saison. Les municipalités sont de plus en plus nombreuses à acquérir et à restaurer des terrains dans les plaines inondables (voir l’étude de cas 5.5), ainsi qu’à restreindre le développement en zones inondables par la réglementation des assurances (p. ex. à Montréal). Par exemple, le marais de Tantramar, près de Sackville (N.-B.), est une zone importante sur le plan écologique et culturel qui est menacée par l’élévation du niveau de la mer et l’augmentation des inondations intérieures (Wilson et coll., 2012). Des infrastructures traditionnelles sont installées sous forme de digues pour atténuer les inondations, parallèlement à la restauration des marais salés, ce qui constitue une approche d’adaptation fondée sur la nature. Les marais salés restaurés peuvent offrir une protection flexible contre certains impacts des changements climatiques (voir l’étude de cas 5.1 et l’étude de cas 5.5; van Proosdij et coll., 2016). En plus de répondre aux préoccupations relatives au niveau de l’eau, les marais salés offrent un habitat aux oiseaux et aux espèces marines, piègent les sédiments et distribuent des nutriments aux principales espèces côtières (Deegan et coll., 2012). Reconnaissant le rôle important des terres humides dans la lutte contre les changements climatiques et leurs impacts, 1,8 million de dollars provenant du Fonds pour la restauration côtière du gouvernement fédéral de 75 millions de dollars a été versé en 2018 pour la poursuite de la restauration des terres humides et des marais sur 75 hectares dans la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick.

5.5.2.1

Aménagement des berges à faible impact écologique

L’aménagement des berges à faible impact écologique est une approche qui peut être utilisée par les propriétaires et les gestionnaires de propriétés riveraines pour aménager leurs terrains de manière respectueuse des berges et de façon à préserver ou de restaurer les processus physiques, de maintenir ou d’améliorer la fonction et la diversité des habitats le long des berges, de prévenir ou de réduire les polluants qui atteignent le milieu aquatique et d’éviter ou de réduire les impacts cumulatifs (Green Shores, 2021). En Colombie-Britannique, le programme Green Shores, un programme d’évaluation volontaire fondé sur des mesures incitatives, offre de la formation, des conseils en matière de crédit et d’évaluation, ainsi qu’une certification pour l’aménagement naturel des berges qui réduit les impacts sur les écosystèmes et augmente la résilience aux changements climatiques (voir l’étude de cas 5.6).

5.5.2.3

Forêts urbaines

Les forêts urbaines fournissent des services écosystémiques d’une valeur évaluée à 330 millions de dollars par an pour Halifax, Montréal, Vancouver et Toronto, sans compter la valeur associée au tourisme, aux loisirs ou à l’augmentation de la valeur des propriétés (Alexander et DePratto, 2014). Ils offrent aussi de nombreux avantages et peuvent contribuer à réduire les effets associés aux impacts des changements climatiques (voir l’étude de cas 5.7 et le chapitre « Villes et milieux urbains »), tels que la hausse des températures et les vagues de chaleur (Sinnett, 2018; Brandt et coll., 2016; Livesley et coll., 2016; Rahman et coll., 2015), tout en emmagasinant l’eau et en réduisant le ruissellement des eaux de pluie (Berland et coll., 2017; Bartens et coll., 2008) et en contribuant à la séquestration du carbone (Nowak et Crane, 2001). Ces forêts offrent également un certain nombre d’avantages sociaux et économiques (Bardekjian, 2018). Parmi ceux-ci :

  • promouvoir l’activité physique grâce à la création d’espaces de loisirs et d’un environnement extérieur attrayant;
  • favoriser le bien-être mental et la réduction du stress;
  • promouvoir les interactions sociales et le sens de la collectivité, notamment en renforçant les liens avec les voisins, le sentiment de sécurité et l’utilisation des espaces publics extérieurs;
  • rendre les villes plus belles et masquer les éléments peu attrayants comme les murs, les autoroutes et les stationnements;
  • réduire la pollution atmosphérique et fournir de l’oxygène; et
  • contribuer à fournir un habitat aux espèces sauvages et à préserver la biodiversité.
5.5.2.4

Couloirs de verdure et ceintures vertes en zones urbaines

Plusieurs centres urbains canadiens (p. ex. la région de la capitale nationale à Ottawa, en Ontario, Calgary, en Alberta, Saskatoon, en Saskatchewan, et la région du Grand Toronto, en Ontario) ont aménagé des voies vertes afin de conserver les espaces verts et de maintenir les écosystèmes de la région et les services qu’ils fournissent (voir l’étude de cas 5.8).

5.5.2.5

Approches fondées sur la nature en comparaison aux approches techniques

Alors que l’adaptation est souvent associée à des innovations technologiques ou à de nouvelles infrastructures, l’entretien et la gestion stratégique des systèmes naturels peuvent donner des résultats similaires, moins coûteux que les options techniques et offrant souvent des avantages supplémentaires dépassant le cadre du problème ciblé (Shreve et Kelman, 2014). Selon des synthèses récentes, les habitats restaurés pour la protection des côtes (p. ex. les marais salés et les mangroves) constituent des solutions de rechanges économiques aux infrastructures traditionnelles, avec des coûts nettement inférieurs pour certains habitats (Morris et coll., 2018; Narayan et coll., 2016).

Une étude réalisée en 2014 a évalué l’efficacité de trois approches « douces » ou fondées sur la nature en Colombie-Britannique pour faire face à l’élévation du niveau de la mer, en comparaison avec des approches « dures » ou techniques tout aussi appropriées (Lamont et coll., 2014). Les approches « douces » en question comprenaient des solutions de rechange, comme l’ajout de sable de reconstitution sur les plages et le réapprovisionnement des berges, l’utilisation d’éléments rocheux intertidaux situés à proximité du rivage et l’utilisation d’une série de plages de caps pour la préservation d’une plage conventionnelle. L’étude a révélé que, dans les trois cas, les solutions de rechange « douces » offraient un avantage significatif en matière de coûts par rapport aux solutions de rechange « dures », avec une économie allant de 30 % à 70 % du coût de la solution « dure » (Lamont et coll., 2014). Vous trouverez d’autres exemples d’analyse coûts‑avantages au chapitre « Coûts et avantages liés aux impacts des changements climatiques et aux mesures d’adaptation ».

Le document « Green infrastructure : Guide for water management » (Guide de l’infrastructure verte pour la gestion de l’eau) traite des approches de gestion écosystémique pour les projets d’infrastructure liés à l’eau (PNUE, 2014). Le guide décrit les approches fondées sur la nature qui sont pertinentes pour la gestion des ressources en eau. Celles-ci comprennent également des approches qui sont constituées d’éléments construits ou « gris », qui interagissent avec les caractéristiques naturelles pour optimiser les services écosystémiques liés à l’eau (voir le tableau 5.2; PNUE, 2014). À l’échelle municipale, l’approche de gestion des actifs naturels a également gagné en popularité ces dernières années (voir l’étude de cas 5.9 et le chapitre « Villes et milieux urbains »).

Tableau 5.2

Approches de gestion des ressources en eau fondées sur la nature

Enjeu relatif à la gestion de l’eau (service primaire à fournir) Solution d’infrastructure verte Emplacement Solution d’infrastructure grise correspondante (au niveau du service primaire)
Bassin versant Plaine inondable Régions urbaines Régions côtières
Régulation de l’approvisionnement en eau (y compris l’atténuation de la sécheresse) Reboisement et conservation des forêts x Barrages et pompage des eaux souterraines

Systèmes de distribution d’eau

Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Restauration/conservation des terres humides x x x
Construction de terres humides x x x
Collecte des eaux* x x x
Espaces verts (biorétention et infiltration) x
Revêtements perméables x
Régulation de la qualité de l’eau Épuration des eaux Reboisement et conservation des forêts x Station d’épuration des eaux
Zones tampons riveraines x
Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Restauration/conservation des terres humides x x x
Construction de terres humides x x x
Espaces verts (biorétention et infiltration) x
Revêtements perméables x
Contrôle de l’érosion Reboisement et conservation des forêts x Renforcement des pentes
Zones tampon riveraines x
Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Contrôle biologique Reboisement et conservation des forêts x Station d’épuration des eaux
Zones tampons riveraines x
Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Restauration/conservation des terres humides x x x
Construction de terres humides x x x
Contrôle de la température de l’eau Reboisement et conservation des forêts x Barrages
Zones tampons riveraines x
Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Restauration/conservation des terres humides x x x
Construction de terres humides x x x
Espaces verts (ombrage des cours d’eau) x
Atténuation des phénomènes extrêmes (inondations) Maîtrise des inondations fluviales Reboisement et conservation des forêts x Barrages et digues
Zones tampons riveraines x
Rétablissement des liens entre les rivières et les plaines inondables x
Restauration/conservation des terres humides x x x
Construction de terres humides x x x
Mise en place de systèmes de détournement des eaux de crue x
Ruissellement des eaux pluviales urbaines Toits verts x Infrastructures de gestion des eaux pluviales urbaines
Espaces verts (biorétention et infiltration) x
Collecte des eaux* x x x
Revêtements perméables x
Contrôle des inondations côtières (ondes de tempête) Protection/restauration des mangroves, des marais côtiers et des dunes x Ouvrages longitudinaux (brise-mer)
Protection/restauration des récifs (corail/huître) x
Remarque : Les solutions d’infrastructure verte marquées d’un « * » consistent en un hybride d’éléments « verts » et « gris » qui interagissent pour optimiser les services écosystémiques.

Source : UNEP, 2014.

5.6

Aller de l’avant

Un certain nombre de nouveaux enjeux, de lacunes dans les connaissances et de besoins en matière de recherche sont liés à la manière dont les changements climatiques affectent les services écosystémiques, et à la manière avec laquelle nous pouvons intégrer les considérations relatives aux services écosystémiques et les possibilités d’adaptation dans la planification des changements climatiques.

5.6.1

Lacunes dans les connaissances

Bien que des recherches sur la biodiversité et les services écosystémiques soient en cours dans tout le pays, il existe des domaines dans lesquels des connaissances supplémentaires sont nécessaires.

5.6.1.1

Impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et leurs services

Il est difficile d’anticiper tous les effets qu’auront les changements climatiques sur chaque espèce, les interactions entre les espèces et les changements dans les processus et les fonctions des écosystèmes, et comment ces divers changements se traduiront par des impacts sur les services écosystémiques, compte tenu de la complexité des écosystèmes.

Des études supplémentaires sont également nécessaires pour mieux comprendre comment l’évolution des services écosystémiques dans un climat en changement affectera les populations qui en dépendent pour leurs moyens de subsistance, leur santé et leur bien-être. Des évaluations complètes de la vulnérabilité aux changements dans les services écosystémiques et de la capacité d’adaptation aux impacts futurs des changements climatiques permettraient de faire ressortir les occasions de renforcer la capacité d’adaptation en ce qui concerne les services écosystémiques (Boyd, 2010).

5.6.1.2

Données et renseignements

Davantage de données ouvertes, de normes nationales sur ce qui constitue des approches fondées sur la nature efficaces et durables, de mesures, d’approches pour la surveillance et les inventaires, et l’amélioration de la collecte et la mise en commun des données de référence favoriseraient une recherche sur la biodiversité relative aux impacts des changements climatiques et à l’adaptation à ceux-ci plus cohérente et coordonnée (Groupe de travail sur l’adaptation et la biodiversité, 2018). Les besoins spécifiques en matière de données et de renseignements sont les suivants :

  • l’amélioration des ensembles de données spatiales et des indicateurs des flux de services écosystémiques;
  • davantage de données sur les impacts des changements phénologiques sur les services écosystémiques et l’évaluation non monétaire des flux de services écosystémiques;
  • l’élaboration de mesures et de normes (au-delà des forêts) pour suivre les taux de séquestration et de stockage du carbone terrestre et côtier;
  • une meilleure détermination des points chauds de la vulnérabilité et de la résilience;
  • une surveillance accrue afin de mieux comprendre l’efficacité des approches d’adaptation.

Les mécanismes d’accès à l’information et les mécanismes permettant de faciliter la collaboration en dehors des agences gouvernementales présentent également des lacunes. Des orientations, des ressources et des outils accessibles sont également nécessaires pour aider les décideurs à intégrer l’adaptation et la résilience à l’échelle du paysage grâce à des approches fondées sur les services écosystémiques.

5.6.2

Nouveaux enjeux

Tous les Canadiens tireront avantage de la mise en place et du maintien d’écosystèmes, de collectivités et d’économies résilients. Au fur et à mesure que la recherche et la mise en œuvre des stratégies en matière de changements climatiques émergent et évoluent, plusieurs domaines peuvent progresser rapidement, tandis que d’autres requièrent davantage de considération. Cette section met en évidence certains nouveaux enjeux qui pourraient jouer un rôle clé dans la discussion sur la résilience des services écosystémiques au fil des progrès.

5.6.2.1

Évaluation des approches fondées sur la nature

L’évaluation des services écosystémiques et des actifs naturels, l’application de différentes approches à la prise de décision et l’analyse coûts-avantages des approches d’adaptation fondées sur la nature par rapport aux approches techniques sont des domaines en évolution rapide qui suscitent un intérêt considérable et gagnent en visibilité au Canada.

Avec l’augmentation de la fréquence des inondations dans les centres urbains canadiens et dans les régions côtières, on constate un regain d’intérêt pour la valorisation et l’utilisation d’approches fondées sur la nature pour répondre à des besoins qui sont normalement satisfaits par des infrastructures « grises » ou artificielles. Par exemple, les forêts et les terres humides réduisent les impacts des inondations, de l’érosion des sols et des glissements de terrain, tout en améliorant la sécurité de l’eau (Seddon et coll., 2020), et en offrant d’autres avantages écologiques (p. ex. en fournissant un habitat, des services culturels) et des réductions de coûts.

Les municipalités avancent des arguments économiques en faveur du maintien des systèmes naturels pour fournir les services nécessaires, en particulier ceux liés à l’approvisionnement en eau et à la régulation de l’eau (voir l’étude de cas 5.9). Actuellement, une variété d’approches d’évaluation ont été appliquées, y compris les coûts de remplacement (lorsque les services ont le potentiel de s’aligner sur les exigences du Conseil de comptabilité du secteur public), les coûts de restauration (lorsque le développement à faible impact est utilisé), et la valeur foncière (lorsque la gestion nécessite le transfert des droits de propriété). Dans ce processus, il est important que les municipalités reconnaissent que les systèmes naturels peuvent être submergés lorsque leur capacité est dépassée, et qu’elles commencent à considérer les systèmes naturels en tant que composante d’une stratégie d’infrastructure durable qui comprend à la fois des éléments « gris » et des éléments naturels.

5.6.2.2

Meilleure intégration des connaissances autochtones

Comme il est mentionné dans la section 5.4, l’amélioration de la prise en compte et de l’intégration des connaissances autochtones jouera un rôle important pour faire face aux impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et leurs services, et pour la planification de notre adaptation à ceux-ci dans l’ensemble du Canada. Cela ne peut se faire sans reconnaître les préjudices qui ont historiquement érodé la confiance entre les groupes autochtones et les collectivités des colons. Dans le cadre de l’effort national visant à s’engager profondément dans le processus de vérité et de réconciliation, le renforcement des capacités et l’autonomisation du leadership autochtone sont des éléments importants du partenariat et de la participation pleine et entière avec les collectivités autochtones en matière de changements climatiques.

5.6.2.3

Rôle croissant de la science citoyenne

Grâce aux technologies et aux applications mobiles qui permettent de partager en temps réel des données sur les phénomènes naturels au moyen de dépôts en ligne (p. ex. pour la qualité de l’eau, les oiseaux migrateurs, la documentation des périodes de floraison), les citoyens peuvent participer à l’amélioration de la couverture des connaissances liées aux changements dans les services écosystémiques, tout en s’impliquant dans le suivi des changements partout au pays. De nombreux outils sont disponibles pour tirer parti de l’intérêt humain dans les informations de surveillance avec une grande couverture, pour un coût très faible. L’intérêt pour la participation à des activités uniques a permis de recueillir des informations de surveillance dans un certain nombre d’endroits où il n’était pas possible de faire de la surveillance auparavant, et cet intérêt peut être transformé en un outil efficace pour renforcer les connaissances et la sensibilisation. En outre, l’implication de la population locale dans la collecte de données peut favoriser l’apprentissage adaptatif et le capital social, et encourager l’éthique de l’intendance et de la diligence envers les écosystèmes locaux sur le long terme.

5.6.2.4

Élargir la collaboration

Le fait d’aller au-delà des partenaires traditionnels et de rechercher de nouvelles collaborations dans le domaine de la protection des services écosystémiques, ainsi que de la conception et de la mise en œuvre d’approches d’adaptation fondées sur la nature, contribuera à alimenter l’innovation. Dans certains cas, il faudra surmonter les obstacles à la communication de la valeur de la biodiversité et de la protection des écosystèmes, notamment en termes de préservation des services écosystémiques dans un climat en changement. La promotion des services écosystémiques dans le cadre des mesures d’adaptation aux changements climatiques pourrait être adaptée à différents publics en utilisant une terminologie qui leur est familière, tout en soulignant la pertinence de ces mesures pour des groupes cibles en particulier. L’expression « services écosystémiques » n’est pas comprise par tous, mais le concept de tirer des avantages de la nature est largement reconnu et est relativement facile à expliquer et à faire valoir auprès de groupes spécifiques.

5.6.2.5

Investissements et partenariats novateurs

Des investissements et des partenariats novateurs voient le jour afin d’investir dans des approches fondées sur la nature et dans la préservation des écosystèmes et de leurs services. Par exemple, le gouvernement du Canada a annoncé à la fin 2018 la création du Fonds canadien pour la nature, qui dispose de 500 millions de dollars et qui fournira des fonds de contrepartie aux projets menés par les provinces, les territoires, les municipalités et les ONG pour atteindre les objectifs de conservation. D’autres possibilités de financement associant fonds publics et privés, comme les obligations vertes, les modèles de financement social et les solutions d’assurance fondées sur la nature, entre autres, peuvent être conçues pour fournir les investissements nécessaires aux approches fondées sur la nature et pour préserver les écosystèmes et leurs services. Un financement fédéral important pour les infrastructures existe également dans le cadre du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes et du sous-volet Adaptation, résilience et atténuation des catastrophes du Fonds pour l’infrastructure verte.

5.6.2.6

Intérêt croissant du secteur privé pour les approches d’adaptation fondées sur la nature

À l’échelle mondiale, le secteur privé reconnaît de plus en plus l’importance d’écosystèmes sains et intacts. Le Forum économique mondial (2020) a classé la perte de biodiversité et les dommages environnementaux, l’incapacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux changements climatiques, ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles parmi les trois principaux risques pour l’économie mondiale au cours des six dernières années. Les entreprises cherchent de plus en plus à mieux comprendre les risques opérationnels, la continuité de la chaîne d’approvisionnement, les risques liés à la responsabilité et les perturbations des marchés qui pourraient découler de la perte et de la dégradation des écosystèmes et des services écosystémiques.

5.7

Conclusion

Les changements climatiques présentent de nombreux risques, occasions et options pour les écosystèmes du Canada et les personnes qui en dépendent. La nature et la gravité des impacts dépendront du rythme et de l’ampleur des changements climatiques dans les années à venir et du succès des mesures d’adaptation. Il est possible de cibler efficacement les stratégies d’adaptation en améliorant la compréhension des multiples facteurs de changement qui affectent les services écosystémiques, et la manière dont les changements dans les services écosystémiques affectent les collectivités et les segments les plus vulnérables de la société. Les systèmes naturels peuvent également jouer un rôle tampon important pour la réduction de la gravité des impacts des changements climatiques. Il a été démontré que les approches d’adaptation fondées sur la nature fournissent des méthodes complètes, multidisciplinaires et flexibles qui favorisent une série d’avantages communs, en particulier par rapport aux approches d’adaptation techniques. La complexité des effets des changements climatiques sur les écosystèmes et les services qu’ils fournissent, ainsi que les approches d’adaptation fondées sur la nature, sont des domaines d’intérêt et d’étude en plein essor au Canada, qui promettent de produire de nouvelles connaissances desquelles nous pourrons tirer des leçons dans les années à venir.

5.8

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Wilson, J., Trenholm, R., Bornemann, J. et Lieske, D. (2012). « Forecasting Economic Damages from Storm Surge Flooding: A Case Study in the Tantramar Region of New Brunswick ». Préparé pour l’Association des solutions d’adaptation aux changements climatiques de l’Atlantique. Consulté en mars 2021 sur le site <https://atlanticadaptation.ca/fr/islandora/object/acasa%253A722>

Würzer, S.T., Jonas, T., Wever, N. et Lehning, M. (2016). « Influence of Initial Snowpack Properties on Runoff Formation during Rain-on-Snow Events », Journal of Hydrometeorology, 17(6), 1801–1815. Consulté en mars 2021 sur le site <https://doi.org/10.1175/JHM-D-15-0181.1>

Yang, L.H. et Rudolf, V.H.W. (2009). « Phenology, ontogeny and the effects of climate change on the timing of species interactions », Ecology Letters 13(1), 1-10. Consulté en mars 2021 sur le site <https://doi.org/10.1111/j.1461-0248.2009.01402.x>

Yang, Z., Wang, T., Leung, R., Hibbard, K., Janetos, T., Kraucunas, I., Rice, J., Preston, B. et Wilbanks, T. (2014). « A modeling study of coastal inundation induced by storm surge, sea-level rise, and subsidence in the Gulf of Mexico », Natural Hazards, 71(3), 1771–1794. Consulté en mars 2021 sur le site <https://doi.org/10.1007/s11069-013-0974-6>

Yellowstone to Yukon Conservation Initiative (s.d.). « Connecting and protecting habitat from Yellowstone to Yukon so people and nature can thrive ». Consulté en mars 2021 sur le site <y2y.net>

Zhang, X., Flato, G., Kirchmeier-Young, M., Vincent, L., Wan, H., Wang, X., Rong, R., Fyfe, J., Li, G. et Kharin, V.V. (2019). Les changements de température et de précipitations au Canada, Chapitre 4 dans Rapport sur le climat changeant du Canada, E. Bush et D.S. Lemmen (éd.), gouvernement du Canada, Ottawa, Ontario, 112-193. Consulté en mars 2021 sur le site <https://changingclimate.ca/CCCR2019/fr/chapitre/4-0/>

ZICO [Zones importantes pour la conservation des oiseaux] Canada (s.d.). ZICO Résumé de Site BC017 : « Boundary Bay – Roberts Bank – Sturgeon Bank (Fraser River Estuary) ». Consulté en mars 2021 sur le site <https://www.ibacanada.ca/site.jsp?siteID=BC017&lang=fr>

Annexe 1

Le tableau suivant a été élaboré par les membres du collectif d’auteurs pour ce chapitre et reflète leur avis d’expert sur les façons dont les changements climatiques affectent les services écosystémiques au Canada, les conséquences sociales et économiques de ces impacts et les possibilités connexes d’approches fondées sur la nature pour l’adaptation et/ou la réduction des émissions de GES.

Tableau 5.4

Services écosystémiques, occasions et menaces

Services écosystémiques Menaces des changements climatiques envers les services écosystémiques Conséquences sociales et économiques des impacts des changements climatiques sur les services écosystémiques Possibilités d’adaptation fondées sur la nature et/ou de réduction des émissions de GES
CONTRIBUTIONS RÉGULATRICES
Maintien des options

(c.-à-d. la capacité des écosystèmes à fournir des services et à maintenir des options pour les générations actuelles et futures)

  • Changement d’utilisation des terres entraînant la disparition d’espèces et d’écosystèmes ainsi que la perte de stockage de carbone
  • Sources d’eau dégradées
  • Augmentation des coûts pour la société
  • Prévalence accrue de maladies
  • Options limitées pour les générations futures
  • Perte de cultures, de pratiques, de langues et de connaissances locales
  • Protection d’espèces et d’écosystèmes (p. ex. aires protégées et de conservation autochtones)
  • Restauration des écosystèmes
Régulation du climat

(c.-à-d. la capacité des écosystèmes à séquestrer et à stocker le carbone)

  • Changement d’utilisation des terres et déforestation entraînant une réduction des taux de séquestration du carbone
  • Modification de la dynamique des populations de vecteurs
  • Impacts sur l’eau et sur la sécurité alimentaire
  • Réduction de la biodiversité
  • Perte de moyens de subsistance (p. ex. écotourisme, pêche et sylviculture)
  • Réduction de la sécurité de l’approvisionnement en eau et de la sécurité alimentaire
  • Pertes économiques liées aux inondations, à la sécheresse et à la perte de terres
  • Survenance de réfugiés climatiques
  • Infrastructure verte
  • Reboisement et restauration des écosystèmes
  • Aménagement urbain respectueux du climat, biomimétisme
Régulation de la quantité d’eau douce, de son débit et de la répartition des précipitations pendant l’année.

(c.-à-d. l’utilisation de l’eau douce pour la consommation domestique, l’agriculture, l’industrie, le transport et les loisirs)

  • Modification de la stabilité saisonnière et de la répartition dans le temps des approvisionnements en eau
  • Épuisement des aquifères et des débits de base des cours d’eau et des rivières
  • Déglaciation
  • Perte du couvert végétal
  • Recours accru aux solutions technologiques pour le stockage et le transport de l’eau
  • Impacts sur la santé humaine
  • Impacts sur les moyens de subsistance
  • Inondations et coûts sociaux, sanitaires et économiques associés
  • Restauration des écosystèmes d’eau douce
  • Amélioration de l’efficience d’utilisation de l’eau
  • Infrastructures vertes (p. ex. création de terres humides)
  • Diminution des surfaces imperméables
  • Augmentation de la végétation naturelle dans les zones urbaines et semi-urbaines
Régulation de la qualité des eaux douces et des eaux côtières

(c.-à-d. la fourniture d’une eau de haute qualité pour la consommation humaine, la biodiversité et le développement économique)

  • Modification de la dynamique des populations de vecteurs
  • Augmentation de la prévalence des maladies et des ravageurs
  • Changement d’utilisation des terres dans les écosystèmes des hautes terres
  • Contamination suite à des catastrophes naturelles, notamment des inondations
    • Impacts sur la santé publique
  • Augmentation des maladies/coûts des soins de santé en raison de la contamination de l’eau
  • Perte économique
  • Protection des écosystèmes des hautes terres
  • Révision de la réglementation sur les eaux usées pour exiger un traitement tertiaire et la récupération des ressources
Régulation des risques naturels et des phénomènes extrêmes

(c.-à-d. les écosystèmes sains et biodiversifiés réduisent les impacts des incendies, des inondations, des glissements de terrain, de la sécheresse et des chaleurs extrêmes)

  • Perte de communautés végétales et animales
  • Réduction du stockage à long terme des eaux souterraines
  • Impacts de la chaleur extrême, de la sécheresse et des incendies sur le fonctionnement des écosystèmes
  • Écosystèmes forestiers vulnérables aux incendies
  • Mortalité
  • Dommages
  • Perte économique
  • Augmentation du coût d’atténuation des risques pour la société
  • Coût de renonciation
  • Infrastructures vertes pour atténuer les impacts des phénomènes extrêmes
  • Utilisation de la nature comme espace de refuge et de récupération après des phénomènes extrêmes
  • Incitations à évacuer les zones inondables et à restaurer les écosystèmes naturels au lieu de construire des digues
Création et préservation de l’habitat

(c.-à-d. un habitat naturel suffisamment intact pour soutenir la biodiversité)

  • Changement d’utilisation des terres entraînant une perte de services écosystémiques
  • Déplacement des aires de répartition des espèces
  • Perturbation
  • Coût de renonciation
  • Réduction de la population d’espèces ayant une importance culturelle et économique pour les collectivités
  • Augmentation de la connectivité des écosystèmes
  • Infrastructures vertes dans les zones urbaines
  • Connectivité entre les voies de transport
Régulation de la qualité de l’air

(c.-à-d. l’échange de gaz à l’état de traces et le dépôt de matières particulaires par les écosystèmes)

  • Capacité réduite de régulation en raison d’une pollution excessive
  • Exploitation des forêts
  • Augmentation des maladies et de la mortalité
  • Augmentation des coûts liés aux soins de santé
  • Infrastructures vertes dans les zones urbaines pour accroître les services (p. ex. plantation d’arbres)
  • Reforestation et restauration des écosystèmes
Régulation des organismes nuisibles à la population humaine

(c.-à-d. la contribution de la biodiversité et des écosystèmes à la santé humaine)

  • Disparition d’habitat
  • Changement d’utilisation des terres
  • Modification de la dynamique des populations de vecteurs
  • Augmentation espèces exotiques envahissantes
  • Perte de la biodiversité; modification de l’aire de répartition des espèces
  • Augmentation des maladies et de la mortalité liées à des conditions climatiques extrêmes et à des maladies hydriques
  • Augmentation des coûts liés aux soins de santé
  • Pertes économiques
  • Favoriser une plus grande biodiversité dans tous les systèmes
  • Gestion des espèces vecteurs
Pollinisation et dispersion de graines et autres propagules

(c.-à-d. le rôle des espèces pollinisatrices dans la reproduction des plantes, la production alimentaire et le maintien de la biodiversité terrestre)

  • Disparition d’habitat
  • Manque de diversité dans les systèmes
  • Pollution environnementale
  • Introduction d’espèces exotiques
  • Pertes économiques
  • Perte de traditions et de diversité culturelles
  • Sécurité alimentaire réduite
  • Perte d’aliments pollinisés et de cultures de plantes médicinales
  • Favoriser une plus grande biodiversité dans tous les systèmes
  • Infrastructure verte (p. ex. pour accroître la connectivité des systèmes, fournir un habitat et des sources de nourriture)
  • Accroître la diversité des systèmes alimentaires
Régulation de l’acidification des océans

(c.-à-d. la contribution des écosystèmes océaniques à la régulation du climat)

  • Disparition d’écosystèmes côtiers entraînant la perte de possibilités d’atténuation.
  • Pollution environnementale
  • Introduction d’espèces exotiques
  • Perte économique (diminution des pêches aux coquillages commerciales et de subsistance)
  • Baisse du tourisme côtier
  • Perte de moyens de subsistance et de secteurs économiques entiers dans certains endroits
  • Protection des habitats côtiers
Formation, protection et décontamination des sols et des sédiments

(p. ex. le rôle du sol dans la fourniture d’eau et de nutriments pour la végétation terrestre; les cycles du carbone et de l’azote à l’échelle planétaire)

  • Le changement d’utilisation des terres contribuant à la perte de sol et à l’érosion
  • Perte de stockage du carbone
  • Réduction de la quantité et de la qualité de l’eau
  • Perte économique
  • Risques accrus de maladies causées par des organismes nuisibles et des agents pathogènes
  • Sécurité alimentaire (aliments moins nutritifs)
  • Inondations et relocalisations liées à l’élévation du niveau de la mer
  • Pratiques de gestion de la biodiversité des sols
  • Pratiques agricoles à faible niveau d’intrants
CONTRIBUTIONS MATÉRIELLES
Aliments pour consommation humaine et animale

(p. ex. cultures, bétail, pêche, aquaculture, aliments sauvages)

  • Concurrence pour les terres, l’eau et l’énergie
  • Surexploitation
  • Disponibilité de terres présentant des conditions climatiques et pédologiques adéquates
  • Accessibilité des sources d’eau pour l’irrigation
  • Augmentation de la prévalence d’organismes nuisibles et de contaminants toxiques
  • Perte de moyens de subsistance et de secteurs économiques entiers dans certains endroits
  • Réduction de la sécurité alimentaire (en raison des impacts sur les cultures et sur les pêches)
  • Perte économique
  • Dépression et diminution de la sécurité d’emploi pour les travailleurs
  • Promouvoir la régulation naturelle des organismes nuisibles
  • Gestion des services de régulation pour la résilience du système
  • Gestion des terres humides pour le contrôle des inondations
  • Réglementation en matière de gestion de l’utilisation des terres qui élargit ou préserve les zones de conservation et les zones agricoles
  • Déplacer la production plus au nord lorsque les exigences écologiques des espèces le permettent
Matériaux et assistance

(p. ex. bois et fibres pour les matériaux de construction, vêtements et matières premières)

  • Gestion des feux
  • Dégradation des sols
  • Réduction de la régulation de l’eau et de la qualité de l’eau
  • Entrave aux capacités de stockage du carbone
  • Surexploitation
  • Réduction de la diversité des espèces
  • Intégrité de l’écosystème perturbée
  • Perte de moyens de subsistance et de secteurs économiques entiers dans certains endroits
  • Perte de traditions et de diversité culturelles
  • Sécurité moindre causée par l’augmentation des incendies
  • Gestion des feux
  • Gestion naturelle des organismes nuisibles
  • Exigences du code du bâtiment pour les constructions en bois
Énergie

(p. ex. charbon de bois, hydroélectricité, éolien, biomasse, énergie solaire, géothermie)

  • Une utilisation accrue d’énergies renouvelables
  • Concurrence pour les terres, l’eau et l’énergie
  • Impacts sur la biodiversité
  • Impacts sur la sécurité alimentaire et la santé humaine
  • Perte de moyens de subsistance
Ressources médicinales, biochimiques et génétiques

(p. ex. remèdes dérivés de ressources biochimiques et génétiques)

  • Perte de biodiversité en lien avec le climat
  • Espèces envahissantes
  • Surexploitation
  • Perte de traditions et de diversité culturelles
  • Impacts sur la santé humaine
  • Risques liés aux maladies
CONTRIBUTIONS NON MATÉRIELLES
Apprentissage et inspiration

(c.-à-d. des possibilités de recherche scientifique, d’art, de restauration et d’inspiration fondées sur la nature)

  • Changement d’utilisation des terres associé aux zones urbaines
  • Surexploitation des ressources
  • Perte de la culture et des coutumes locales
  • Perte de culture, d’identité
  • Diminution du bien-être
  • Favoriser une plus grande biodiversité dans tous les systèmes
  • Gestion axée sur les écosystèmes clés, la biodiversité
Soutien des identités

(c.-à-d. les lieux physiques qui sont symboliques ou qui font partie des relations sociales formant les identités culturelles)

  • Perte de cultures, de pratiques, de langues et de connaissances locales
  • Disponibilité restreinte des ressources locales
  • Perte de la biodiversité d’importance
  • Impacts sur la culture, l’identité, le bien-être émotionnel et social. Diminution du bien-être; impacts sur la santé mentale
  • Perte de l’économie de subsistance
  • Modélisation socioécologique pour comprendre les impacts des changements climatiques sur l’identité
  • Les aires protégées et de conservation autochtones (APCA)
Expériences physiques et psychologiques

(c.-à-d. l’importance de la nature pour la santé physique et mentale)

  • Changement dans l’utilisation des terres entraînant un accès restreint à la nature.
  • Perte de la culture et des coutumes locales
  • Impacts sur la culture, l’identité, le bien-être émotionnel et social
Source : Ce tableau repose sur les avis d’expert du collectif d’auteurs.

 

Notes

  1. Brevet en instance.
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Coûts et avantages liés aux impacts des changements climatiques et aux mesures d’adaptation