Énoncés principaux

Ces énoncés principaux racontent une histoire concise sur le climat changeant du Canada fondée sur les conclusions de ce rapport. Les énoncés renvoient à des sections spécifiques de chapitres du rapport principal, où on trouve les éléments de preuve à l’appui. Il y a un degré de confiance élevé ou plus associé à ces énoncés, qui sont cohérents avec les messages clés des chapitres et s’en inspirent.

Le climat du Canada s’est réchauffé et se réchauffera davantage à l’avenir sous l’influence humaine. Les émissions mondiales de dioxyde de carbone provenant des activités humaines détermineront principalement à quel point le Canada et le reste du monde se réchaufferont dans le futur et ce réchauffement est effectivement irréversible. {Sections – 2.3, 3.3, 3.4, 4.2}

Le réchauffement passé et futur au Canada est, en moyenne, environ le double de l’ampleur du réchauffement mondial. Le Nord du Canada s’est réchauffé et continuera de se réchauffer à plus du double du taux mondial. {Sections – 2.2, 3.3, 4.2}

Les océans qui bordent le Canada se sont réchauffés, sont devenus plus acides et moins oxygénés, ce qui correspond aux changements observés dans les océans mondiaux au cours du dernier siècle. Le réchauffement des océans et la perte d’oxygène s’intensifieront davantage avec plus d’émissions de tous les gaz à effet de serre, alors que l’acidification des océans augmentera en réaction à des émissions supplémentaires de dioxyde de carbone. Ces changements menacent la santé des écosystèmes marins. {Sections – 2.2, 7.2, 7.6}

Les effets du réchauffement généralisé sont évidents dans de nombreuses régions du Canada et il est prévu qu’ils s’intensifieront dans le futur. Au Canada, ces effets comprennent des extrêmes chauds plus fréquents et intenses, des extrêmes froids moins fréquents et intenses, des saisons de croissance plus longues, des saisons de couverture de neige et de glace plus courtes, un écoulement fluvial printanier de pointe précoce, un amincissement des glaciers, un dégel du pergélisol et une élévation du niveau de la mer. Comme un réchauffement supplémentaire est inévitable, ces tendances vont continuer. {Sections – 4.2, 5.2, 5.3, 5.4, 5.5, 5.6, 6.2, 7.5}

Les précipitations sont prévues d’augmenter pour la majorité du Canada, en moyenne, bien que les précipitations estivales puissent diminuer dans certaines régions. Les précipitations ont augmenté dans de nombreuses régions du Canada et on a assisté à un changement selon lequel les chutes de neige diminuent, alors que les chutes de pluie augmentent. En effet, on prévoit que les précipitations annuelles et hivernales augmentent partout au Canada au cours du XXIe siècle. Cependant, des réductions de précipitations estivales sont projetées pour certaines parties du Sud du Canada dans le cas d’un scénario d’émissions élevées vers la fin du siècle. {Section – 4.3}

La disponibilité saisonnière de l’eau douce est en train de changer vers un risque accru de pénuries d’eau en été. Des hivers plus chauds et une fonte des neiges plus précoce se combineront pour produire des écoulements fluviaux hivernaux plus importants, alors que de plus petits manteaux neigeux et la perte de glace des glaciers au cours de ce siècle se combineront pour produire des écoulements fluviaux estivaux moins importants. Des étés plus chauds augmenteront l’évaporation de l’eau de surface et contribueront à la réduction de la disponibilité de l’eau en été à l’avenir malgré l’augmentation des précipitations à certains endroits. {Sections – 4.2, 4.3, 5.2, 5.4, 6.2, 6.3, 6.4}

Un climat plus chaud intensifiera certaines conditions météorologiques extrêmes dans le futur. Les températures extrêmement chaudes deviendront plus fréquentes et plus intenses. Cela augmentera la sévérité des vagues de chaleur et contribuera à augmenter les risques de sécheresses et de feux de forêt. Même si les inondations à l’intérieur des terres résultent de multiples facteurs, des précipitations plus intenses augmenteront le risque d’inondation en milieu urbain. La façon dont les températures plus chaudes et les plus petits manteaux neigeux se combineront pour influencer la fréquence et l’ampleur des inondations relatives à la fonte des neiges est incertaine. {Sections – 4.2, 4.3, 4.4, 5.2, 6.2}

La durée et l’étendue des absences de glace marine dans les régions canadiennes des océans Arctique et Atlantique s’accroissent. On prévoit que les régions marines de l’Arctique canadien, y compris la mer de Beaufort et la baie de Baffin, auront de grandes périodes où il n’y aura pas de glace pendant l’été, et ce, d’ici le milieu du siècle. La dernière région dans l’ensemble de l’Arctique où il aura de la glace marine estivale devrait se situer au nord de l’archipel Arctique canadien. Cette région sera un refuge important pour les espèces dépendantes de la glace et une source continue de glace potentiellement dangereuse qui dérivera dans les eaux canadiennes. {Section – 5.3}

Les inondations côtières devraient augmenter dans de nombreuses régions du Canada en raison de l’élévation locale du niveau de la mer. Les changements dans le niveau local de la mer sont une combinaison de l’élévation mondiale du niveau de la mer et le soulèvement ou l’affaissement local du sol. On prévoit une élévation du niveau local de la mer, et une augmentation des inondations, presque tout le long des côtes de l’Atlantique et du Pacifique canadiennes ainsi que le long de la côte de Beaufort dans l’Arctique où les terres s’affaissent ou se soulèvent lentement. La perte de la glace marine dans les régions canadiennes de l’Arctique et de l’Atlantique augmente davantage le risque de dommages aux infrastructures côtières et aux écosystèmes en raison de vagues et d’ondes de tempête plus importantes. {Section – 7.5}

Le taux et l’ampleur des changements climatiques dans le cas d’un scénario d’émissions élevées par rapport à un scénario de faibles émissions prévoient deux avenirs très différents pour le Canada. Les scénarios avec un important réchauffement rapide illustrent les effets profonds sur le climat canadien de la croissance continue d’émissions de gaz à effet de serre. Les scénarios avec un réchauffement limité se produira seulement si le Canada et le reste du monde réduisent leurs émissions de carbone à près de zéro dans la seconde partie du siècle et s’ils réduisent les autres émissions de gaz à effet de serre de façon substantielle. Des projections fondées sur une série de scénarios d’émissions sont nécessaires pour informer l’évaluation des répercussions, la gestion des risques climatiques et l’élaboration de politiques. {Tous les chapitres}.

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