Projet du couvert forestier et du littoral de Toronto

‘En 2019, la Ville de Toronto a soumis son projet du couvert forestier et du littoral, en collaboration avec l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (OPNTR), au Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes afin de soutenir ses efforts visant à s’adapter aux événements météorologiques de plus en plus fréquents et intenses et à réduire les impacts des catastrophes naturelles, notamment les inondations. Ce projet a été entrepris en réponse à l’érosion considérable et aux dommages importants qui sont survenus sur le littoral lors de l’élévation substantielle du niveau du lac en 2017 et de la tempête de verglas les 14 et 15 avril. Le gouvernement fédéral a versé 11,9 millions de dollars par l’entremise du Fonds, tandis que la Ville de Toronto a versé 17,9 millions de dollars supplémentaires pour couvrir les coûts du projet, qui comprend des réparations et des travaux d’amélioration aux infrastructures de contrôle de l’érosion du littoral; des mesures correctives de protection contre les inondations; des réparations aux sentiers et aux promenades ainsi que l’élargissement du programme municipal pour les arbres nouvellement plantés afin d’améliorer l’entretien des arbres et la restauration des zones naturelles. La proposition de la Ville reconnaît que les arbres en santé offrent un service essentiel en matière de gestion des eaux pluviales et peuvent atténuer de manière proactive les risques d’inondation en réduisant les pics d’écoulement. Le projet réduira le nombre de résidents sans services essentiels et l’on prévoit qu’il permettra d’économiser plus de 6 $ pour chaque dollar investi en économies à long terme sur les coûts de rétablissement et de remplacement. On prévoit également que le projet permettra d’assurer la résilience des 19 335 personnes se trouvant dans une région de 9 km2 qui est exposée aux inondations.

Comprendre et évaluer les impacts

Les responsables de la Ville ont travaillé étroitement avec les représentants de l’OPNTR dans le but d’observer et de surveiller les changements touchant les niveaux d’eau du lac Ontario. Leurs observations ont permis de déterminer qu’à l’heure actuelle, les niveaux d’eau du lac Ontario se trouvent à plus de 12 centimètres au-dessus des niveaux enregistrés au même moment l’an dernier. Des niveaux d’élévation records sont anticipés de nouveau cette année, ce qui signifie une augmentation du risque d’inondation et d’érosion le long du littoral de Toronto. De plus, au printemps de 2017, le niveau d’eau du lac Ontario a connu une élévation sans précédent, car la fonte des neiges et un printemps exceptionnellement pluvieux ont augmenté l’approvisionnement d’eau, faisant en sorte que les niveaux d’eau ont atteint leur plus haut niveau jamais enregistré en plus de 100 ans de suivi du lac Ontario. Les effets de cette inondation ont été ressentis sur toute la longueur du littoral de Toronto, surtout à Toronto Island Park, entraînant des crues et des dommages à cause de l’érosion. Cette situation a été exacerbée par la tempête de verglas et la tempête de vent des 14 et 15 avril de cette même année, aggravant ainsi les dommages riverains. Les dommages étaient plus marqués le long du périmètre des parcs au bord de l’eau, comme les parcs Bluffer’s, Ashbridges Bay, Sunnyside, Marie Curtis et Humber Bay Est et Ouest.

Déterminer les actions

En raison des dommages causés par les événements météorologiques extrêmes, les responsables du projet ont cerné les réparations et l’amélioration de la résilience des infrastructures de contrôle de l’érosion riveraine comme étant des mesures prioritaires dans le cadre de ce projet. Ces réparations s’étendent du parc Marie Curtis, à l’ouest, au parc Bluffer’s, à l’est, et comprennent 11 actifs de contrôle de l’érosion de l’OPNTR dans les parcs Ashbridges Bay, Bluffer’s et Humber Bay Est et Ouest. La proposition de la Ville reconnaît également que les arbres en santé offrent un service essentiel en matière de gestion des eaux pluviales et peuvent atténuer de manière proactive les risques d’inondation. En élargissant le programme municipal pour les arbres nouvellement plantés et en améliorant l’entretien des arbres et la restauration des zones naturelles, le projet proposé vise à augmenter le nombre d’arbres en bonne santé qui offrent ce service. La plantation d’arbres indigènes le long du rivage permettra aussi de contrôler l’érosion, abordant ainsi de manière proactive l’érosion à la suite d’inondations.

Mise en oeuvre

Le projet présente une liste de sites où mener les travaux de réparation et d’amélioration de la résilience ainsi que les années cibles prévues, qui sont décrits ci-dessous :

  • Parc Colonel Samuel Smith : 2019
  • Parc Len Ford : 2019
  • Parc Marie Curtis : 2021-2022
  • Silver Birch Boathouse : 2022
  • Palace Pier Court : 2021
  • Parc Humber Bay Est : 2021 à 2024
  • Parc Humber Bay Ouest : 2023 à 2025
  • Parc Sunnyside : 2021-2022
  • Toronto Island : 2022 à 2025
  • Parc Tommy Thompson : 2023 à 2025
  • Cherry Beach : 2023 à 2025
  • Parc Ashbridges Bay : 2021
  • Parc Bluffer’s : 2019 à 2022

Il est important de noter que ces éléments du projet du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes représentent seulement les sites prioritaires les plus touchés par les dommages causés par les inondations et les tempêtes de vent ou les plus vulnérables à ces événements. Avec plus de 46 kilomètres de littoral, excluant les îles de Toronto, et plus de 11 000 hectares de ravins et d’espaces ouverts, il y a de nombreux autres sites qui nécessiteront des travaux d’amélioration de la protection et de la résilience climatique à mesure que le financement deviendra disponible.

Résultats et suivi des progrès

Au début de 2022, environ 50 % des projets, selon la valeur, ont été achevés.
L’accent sur une plus grande résilience pour atténuer les hausses prévues du niveau d’eau du lac a mené à l’élévation des structures de contrôle de l’érosion sur le littoral d’une moyenne de 1,1 m par rapport aux élévations actuelles. Des mesures de surveillance après la construction, y compris les lieux de pêche, s’il y a lieu, sont intégrées au projet d’amélioration pour une période de trois ans. La Ville de Toronto et l’OPNTR sont responsables de la surveillance de l’ensemble des ouvrages d’amélioration de la résilience. À la fin des trois premières années de surveillance, toutes les améliorations apportées au littoral et au couvert forestier seront intégrées dans le programme régulier de surveillance semestrielle dans le cadre du volet de la déclaration de l’état des actifs.

Prochaine(s) étape(s)

En utilisant les données de surveillance et de l’état des actifs (cycle de vie) recueillies, la Ville de Toronto compte développer et améliorer continuellement le littoral et le couvert forestier afin d’accroître leur résilience sur d’autres terrains le long du littoral et dans les vallées, à mesure que le financement deviendra disponible. Un programme exhaustif d’analyse de l’état des actifs et des cycles de vie sera mis en œuvre par les services municipaux des parcs, des forêts et des loisirs au cours des deux prochaines années pour cerner les vulnérabilités et évaluer la « santé » des actifs à l’intérieur comme à l’extérieur. Ces renseignements seront ensuite utilisés et intégrés dans le plan d’immobilisations échelonné sur 10 ans et la Ville poursuivra ses recherches de partenariat et de financement. La Ville cherchera à apporter des améliorations grâce aux leçons tirées des matériaux et des méthodes de construction utilisés pour la réduction des gaz à effet de serre pendant la durée de vie entière des améliorations de la résilience afin de respecter la stratégie municipale de carboneutralité. La Ville adoptera également une perspective climatique combinée avec un engagement communautaire éthique pour établir la priorité des nouveaux projets du littoral afin d’assurer une distribution équitable d’améliorations récréatives et environnementales partout dans la ville.

Ressources

Lien vers l’étude de cas complète (en anglais seulement) :

Ressources supplémentaires: