Résilience des Prairies : Une stratégie de la Saskatchewan d’adaptation aux changements climatiques

En 2017, le gouvernement de la Saskatchewan a élaboré une stratégie globale d’adaptation aux changements climatiques visant à rendre la province plus résiliente aux répercussions climatiques, économiques et politiques des changements climatiques. Dans cette stratégie, le gouvernement de la Saskatchewan s’appuie sur des actions qu’il a déjà prises et introduit des mesures visant à renforcer sa province et sa résilience face aux changements climatiques. Le gouvernement de la Saskatchewan a mis en œuvre des mesures de sa stratégie d’adaptation aux changements climatiques depuis son lancement en 2017, intitulée Prairie Resilience : A Made-in-Saskatchewan Climate Change Strategy (Résilience des Prairies : Une stratégie de la Saskatchewan d’adaptation aux changements climatiques). Le principe fondamental de sa stratégie est la résilience, c’est-à-dire la capacité à faire face au stress et au changement, à s’y adapter et à s’en remettre. La stratégie de résilience des Prairies est une stratégie qui adopte une approche systémique et comprend plus de 40 engagements visant à rendre la Saskatchewan plus résiliente aux effets d’un climat en changement. Les engagements — qui vont au-delà de la seule réduction des émissions — concernent les systèmes et les ressources naturelles de la Saskatchewan, les infrastructures pour l’électricité, les transports, les maisons et les bâtiments, ainsi que la préparation des collectivités. Le cadre de mesure de la résilience climatique (Climate Resilience Measurement Framework) permet de suivre les progrès réalisés dans cinq domaines clés : les systèmes naturels (y compris nos terres, notre eau et nos forêts), les infrastructures physiques, la viabilité économique, l’état de préparation des collectivités et le bien-être des personnes pour s’adapter et prospérer dans un environnement en changement. Le ministère de l’Environnement rend compte chaque année des 25 indicateurs scientifiques du cadre pour mieux comprendre comment la province réagit aux effets d’un climat en changement.

Comprendre et évaluer les impacts

La stratégie de résilience des Prairies a été élaborée à partir de données provenant d’un large éventail de sources, notamment : des rapports du GIEC, des rapports d’ECCC, des publications de groupes de réflexion, des publications universitaires, des groupes de citoyens et des dossiers administratifs. Lors de l’évaluation des répercussions des politiques proposées, le gouvernement de la Saskatchewan a effectué une modélisation interne, mais a également cherché à vérifier les résultats de la modélisation en consultant des intervenants. Le but de ces évaluations était de relever et de traiter les menaces posées par les changements climatiques.

Déterminer les actions

La reconnaissance des efforts qui peuvent être entrepris dans des domaines d’intérêt précis est essentielle à une stratégie de résilience. La province a élaboré des politiques de résilience climatique dans plusieurs domaines, notamment : les systèmes naturels, les infrastructures physiques, la viabilité économique et l’état de préparation des collectivités. Ces politiques couvrent les façons dont les changements climatiques touchent la Saskatchewan. Bien que de nombreuses politiques aient des conséquences pour plus d’un domaine d’intérêt, elles sont désignées en fonction du domaine qui leur correspond le mieux.

Mise en œuvre

Peu après la publication de la stratégie de résilience des Prairies en décembre 2017, le gouvernement de la Saskatchewan a lancé un engagement à grande échelle pour faire connaître la stratégie provinciale et pour obtenir des commentaires sur l’élaboration d’approches réglementaires précises, ainsi que sur l’élaboration du cadre de mesure de la résilience climatique de la Saskatchewan. Ainsi, le gouvernement de la Saskatchewan a fait plus de 100 présentations sur sa stratégie et les engagements connexes à des groupes et à des organismes non gouvernementaux. Rencontre avec plus de 200 participants différents, dont des industriels, des universitaires, des représentants de municipalités, de collectivités autochtones et d’organisations non gouvernementales. Tenue de plus de 50 séances bilatérales avec divers participants et groupes d’intérêt. Rencontre avec 19 collectivités métisses représentées par plus de 500 membres des collectivités et six conseils tribaux, et présence à douze séances d’engagement communautaire avec le Conseil tribal File Hills Qu’Appelle, qui était représenté par environ 200 membres de collectivités. Faits saillants des mesures mises en œuvre depuis le lancement de la stratégie d’adaptation aux changements climatiques, tels que rapportés dans le rapport Climate Resilience in Saskatchewan 2020 : Depuis avril 2019, tous les plans de récolte forestière en Saskatchewan intègrent des modèles de perturbation naturelle. Au cours des deux derniers exercices, 81 ponceaux supplémentaires ont été améliorés/remplacés pour répondre à la nouvelle norme provinciale en matière d’inondation. Cela permet d’assurer que le réseau de transport de la province est plus résilient aux phénomènes météorologiques extrêmes. En 2019, la Saskatchewan a continué d’augmenter la superficie du territoire domanial en effectuant des travaux de gestion des combustibles d’incendies de forêt. Cela réduit le risque d’incendie de forêt pour les collectivités nordiques. L’achèvement des travaux de gestion des combustibles d’incendies de forêt pour les zones restantes est prévu pour 2028, soit plus tôt que la cible initiale de 2030.

Résultats et suivi des progrès

Entre 2008 et 2015, le gouvernement de la Saskatchewan a investi 60 millions de dollars dans le financement de Go Green, à l’aide de partenariats public‑privé, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la biodiversité et de sensibiliser le public aux effets des changements climatiques. Depuis le lancement de la stratégie d’adaptation aux changements climatiques de la Saskatchewan en 2017, le gouvernement continue de faire des progrès importants en ce qui concerne les engagements de la stratégie. Parmi les faits saillants, mentionnons : l’engagement auprès d’une grande variété d’organisations sur l’orientation de la stratégie climatique en Saskatchewan; l’élaboration d’une législation d’habilitation : deux lois, quatre séries de règlements et deux normes à l’échelle du gouvernement. Le cadre de mesure de la résilience climatique permet de suivre les progrès réalisés dans cinq domaines clés : les systèmes naturels (y compris nos terres, notre eau et nos forêts), les infrastructures physiques, la viabilité économique, l’état de préparation des collectivités et le bien‑être des personnes pour s’adapter et prospérer dans un environnement en changement. Le ministère de l’Environnement rend compte chaque année des 25 indicateurs scientifiques du cadre pour mieux comprendre comment la province réagit aux effets d’un climat en changement. Le gouvernement a publié deux rapports sur la résilience climatique depuis le lancement du cadre en 2018, le plus récent rapport indiquant un renforcement de la résilience aux changements climatiques. Les mesures de résilience sont évaluées comme étant bonnes, passables ou médiocres. Dix-huit mesures du rapport de 2020 sont classées comme bonnes, soit une augmentation par rapport aux 15 du rapport de 2019. Six sont classées dans la catégorie « passable » et, cette fois encore, aucune mesure n’est classée dans la catégorie « médiocre ».

Prochaine(s) étape(s)

Le ministère de l’Environnement continuera de faire rapport annuellement sur les 25 indicateurs scientifiques du cadre de mesure de la résilience climatique afin de mieux comprendre comment la province réagit aux effets des changements climatiques. Alors que le gouvernement de la Saskatchewan travaille à la réalisation du but global de résilience de la province et de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre, il continuera à solliciter l’avis des secteurs à forte intensité d’émissions, des secteurs susceptibles d’avoir des compensations à offrir sur le marché, des Premières Nations et des Métis, des intérêts environnementaux, des dirigeants des collectivités organisées et des citoyens.