Plan d’adaptation aux changements climatiques : Érosion côtière et inondations – Ville de Bathurst

Après avoir évalué les risques et les vulnérabilités de 31 sites à la grandeur de la ville, Bathurst a élaboré un Plan d’action sur les changements climatiques en 2016 qui traite principalement de l’élévation du niveau de la mer sur les côtes, du risque d’ondes de tempête et du risque d’érosion. La ville de Bathurst, située dans la partie nord du Nouveau-Brunswick, le long de la baie des Chaleurs, compte plus de 12 275 résidents, et elle est confrontée à des températures et des précipitations croissantes, à l’élévation du niveau de la mer sur la côte et à des phénomènes météorologiques extrêmes plus nombreux que jamais. Ces impacts des changements climatiques accélèrent l’érosion côtière et endommagent les infrastructures publiques – le coût total des dommages liés aux inondations dans la province a dépassé les 100 millions de dollars de 2008 à 2012. Le Plan se concentre sur les trois principales mesures d’adaptation suivantes : le zonage, à partir du risque d’inondation; les mesures d’adaptation générales, qui peuvent être mises en œuvre à l’échelle de la ville (réglementation de l’aménagement, augmentation des zones tampons de végétation, mise à jour des plans d’urgence); et les mesures d’adaptation spécifiques aux sites confrontés à des risques particuliers.

Comprendre et évaluer les impacts

La côte au Nouveau-Brunswick est de plus en plus sensible aux effets de l’élévation du niveau de la mer et des ondes de tempête liés à notre climat en changement. Sans plan d’urgence pour de tels événements et la mise en œuvre de mesures d’adaptation pour les atténuer, certaines parties de la ville de Bathurst pourraient être en danger lorsqu’ils surviennent. Ce document présente une évaluation des impacts des changements climatiques, ainsi que des risques et des vulnérabilités de la ville aux ondes de tempête et à l’érosion côtière. À l’heure actuelle, le plan traite principalement de l’élévation du niveau de la mer sur les côtes, du risque d’ondes de tempête et du risque d’érosion, car la Ville les a relevés comme des risques prioritaires. Cette évaluation a été réalisée grâce à un processus de mobilisation avec les services de la Ville, un comité du conseil et un groupe de travail d’intervenants de la collectivité. Les informations obtenues dans le cadre de ce processus ont été compilées et résumées, ce qui a permis de déterminer 31 sites les plus à risque dans la ville. Une analyse des taux historiques d’érosion et des prévisions le long de la côte de la ville de Bathurst a été effectuée. Des modèles climatiques ont été utilisés pour projeter les changements de la température moyenne et des précipitations totales annuelles (mm) d’ici 2080. Des scénarios de risque d’inondation ainsi que des prévisions d’érosion ont été utilisés pour cartographier les infrastructures à risque à différents niveaux d’inondation prévus au cours des 85 prochaines années. La cartographie a été effectuée à partir de LiDAR, un système de cartographie numérique d’altitude de haute précision, qui a été intégré dans le Système d’information géographique de la Ville. L’évaluation des risques a été réalisée en consultation avec des services de la Ville, le comité directeur et le groupe de travail d’intervenants de la collectivité.

Déterminer les actions

L’évaluation des risques a relevé 31 sites qui sont confrontés à des risques et des impacts particuliers au fil du temps. Une série de mesures d’adaptation a été élaborée à partir des résultats de l’évaluation des risques. Les mesures que la Ville peut prendre pour s’adapter aux risques d’inondation sont réparties en trois catégories :

  1. adopter un zonage fondé sur le risque relatif d’inondation;
  2. prendre des mesures générales qui peuvent être mises en œuvre à l’échelle de la ville; et
  3. prendre des mesures spécifiques aux sites qui présentent des risques particuliers.

Une liste de mesures d’adaptation générales est également fournie dans une série de catégories, dont : Rives, dunes et zones tampons de végétation; Mesures d’urgence; Sensibilisation de la communauté; et Aménagement du territoire et développement.

Mise en œuvre

La mise en œuvre des mesures proposées dans le plan implique un engagement de la part des urbanistes de la Ville, des ingénieurs de la collectivité, des membres de la collectivité et de l’organisation des mesures d’urgence, pour s’assurer que les options d’adaptation sont mises en œuvre. Une liste de recommandations pour les prochaines étapes liées à la mise en œuvre a été dressée et elle se concentre sur les domaines clés suivants : Incorporer le Plan d’adaptation aux activités municipales; Planification et recherche; Mobilisation communautaire; et Surveillance et mises à jour continues. Un Suivi de mise en œuvre a été élaboré, détaillant la mesure, le responsable et l’échéancier associé.

Résultats et suivi des progrès

L’évaluation des risques a relevé 31 sites comme étant des zones à risque d’inondation et d’érosion côtière. Les mesures que la Ville peut prendre pour s’adapter aux risques d’inondation ont également été déterminées et réparties en trois catégories : 1) adopter un zonage à partir des risques relatifs aux inondations; 2) adopter des mesures générales qui peuvent être mises en œuvre à l’échelle de la ville; et 3) entreprendre des mesures spécifiques aux sites qui présentent des risques particuliers. Trois zones sont proposées pour la Ville sur la base de l’évaluation des risques d’inondation et de la vulnérabilité, comme indiqué ci-dessous. Diverses lignes directrices et normes d’aménagement s’appliqueront à chaque zone, permettant ainsi aux agents de développement, aux responsables municipaux et aux résidents de la Ville de gérer clairement les impacts potentiels (mises en œuvre au moyen du plan municipal, zones de protection, zonage des risques, etc.).

Prochaine(s) étape(s)

Ce plan d’adaptation se veut un document évolutif puisque les impacts des changements climatiques varieront et produiront différents dangers comme une augmentation du nombre d’inondations côtières, de fortes précipitations, d’épisodes de gel-dégel en hiver, de même que des vagues de chaleur et de sécheresse en été. Le but de ce plan d’adaptation est d’augmenter le niveau de résilience de la ville et de réduire les risques associés aux changements climatiques. À l’heure actuelle, le plan traite principalement de l’élévation du niveau de la mer sur les côtes, du risque d’ondes de tempête et du risque d’érosion, car la Ville les a relevés comme des risques prioritaires. La Ville prévoit de s’attaquer au risque d’inondation fluviale dans un proche avenir.

Ressources

Lien vers l’étude de cas complète (en anglais seulement)

L’utilisation des projections en changements climatiques permet de prendre de meilleures décisions d’adaptation, car cela vous permet de mieux comprendre comment le climat peut changer. Pour savoir comment choisir, accéder et comprendre les données climatiques, visitez la Zone d’apprentissage de Donneesclimatiques.ca.