Améliorer l'adaptation aux inondations côtières

En réaction à l’élévation du niveau de la mer et à des précipitations plus fréquentes et plus violentes causant des inondations dans la zone côtière occupée par la ville de Surrey, en Colombie-Britannique, la Ville a commencé à élaborer sa Coastal Flood Adaptation Strategy (CFAS) [stratégie d’adaptation aux inondations côtières] en 2016, grâce à un financement du Programme Municipalités pour l’innovation climatique de la FCM. La plaine d’inondation côtière de Surrey s’étend sur 20 % de son territoire. Les inondations dans cette zone auraient un impact direct sur plus de 2 500 personnes dans les quartiers résidentiels et dans la Première Nation de Semiahmoo. Les impacts environnementaux comprennent l’augmentation du niveau des eaux souterraines, l’intrusion d’eau salée, le resserrement des côtes et l’érosion accrue du littoral. Certains des secteurs les plus vulnérables de la région sont l’agriculture, les transports et les infrastructures. Les parcs, les zones de loisirs et les habitats fauniques essentiels sont également menacés. Au cours du processus de planification de trois ans, une gamme d’approches d’adaptation a été évaluée et affinée en utilisant une approche fondée sur les valeurs et en faisant participer de manière significative les participants au processus décisionnel du projet, ce qui a donné lieu à des orientations stratégiques à plus long terme pour chacun des domaines de planification de la stratégie d’adaptation aux inondations côtières, ainsi qu’à 46 programmes, politiques et mesures propres aux domaines de planification qui peuvent être pris à court, moyen et long terme. Cette approche communautaire a permis à Surrey d’obtenir la plus importante subvention fédérale que la ville ait jamais reçue – une subvention de 76 millions de dollars dans le cadre du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes (FAAC). Cette subvention aidera la Ville de Surrey à mettre en œuvre 13 projets évalués à 187 millions de dollars, qui feront progresser les phases initiales de plusieurs mesures particulières à la zone de planification de la stratégie d’adaptation aux inondations côtières entre 2019 et 2027. La Ville a entrepris un projet distinct pour mieux comprendre les risques propres aux infrastructures essentielles dans la zone de planification de Mud Bay (une sous-section de la plaine inondable la plus vulnérable aux inondations). Cette étude localisée, Improving Coastal Flood Adaptation Approaches (ICFAA) [améliorer les approches de l’adaptation aux inondations côtières], s’est appuyée sur l’analyse effectuée lors de l’élaboration de la stratégie d’adaptation aux inondations côtières, et les résultats ont été intégrés dans la stratégie plus large d’adaptation aux inondations.

En savoir plus

Comprendre et évaluer les impacts

La plaine inondable côtière de Surrey représente environ 20 % de la superficie totale de la ville. Cette vaste zone de faible altitude s’étend de la baie Boundary et la baie Mud le long des rivières Nicomekl et Serpentine vers Cloverdale et Newton. La plaine inondable comprend également la zone de la rivière Campbell et de la baie Semiahmoo près de White Rock et de la Première Nation Semiahmoo. En tant que plaine inondable naturelle, la zone a régulièrement connu des inondations côtières au fil des ans dues aux marées hautes et aux ondes de tempête, ainsi que des inondations fluviales qui sont généralement causées par les tempêtes de pluie et la fonte des neiges, mais qui peuvent également être influencées par les marées hautes et les ondes de tempête. Les deux principales causes de l’augmentation des inondations dans la plaine inondable côtière de Surrey sont : 1) l’élévation du niveau de la mer, et 2) l’augmentation de la magnitude et de l’intensité des pluies – toutes deux résultant des changements climatiques. Les risques climatiques actuels dans la zone de planification de la CFAS comprennent des risques pour les collectivités et les personnes, les parcs locaux et l’environnement, l’économie locale et régionale et les infrastructures.

La CFAS de la Ville de Surrey est axée sur l’évaluation de l’impact et de l’efficacité des mesures d’adaptation potentielles à grande échelle qui pourraient être appliquées à l’ensemble de la zone inondable. Dans la zone de la baie Mud, il existe plusieurs infrastructures en service qui sont vulnérables aux effets des changements climatiques. Il s’agit d’infrastructures de transport, de services publics et de lutte contre les inondations ainsi que d’infrastructures maritimes d’importance locale, régionale, provinciale, nationale et internationale. Consciente de ce fait, la Ville de Surrey a lancé le processus ICFAA, en se concentrant sur une sous‑section de la plaine inondable de Surrey à l’ouest de la 152e rue. Cette zone d’étude localisée a été choisie en raison du nombre d’infrastructures critiques qu’elle contient et parce qu’il s’agit de la zone la plus susceptible d’être touchée par de futures inondations. L’étude ICFAA a été structurée comme un projet autonome, avec ses propres rapports, mais a été intégrée dans le processus de la CFAS. Les résultats du processus de la CFAS ont alimenté le processus ICFAA, puis les résultats des analyses ICFAA ont contribué à soutenir la progression de la CFAS.

What's at risk in Surrey's coastal floodplain (en anglais seulement)

This is a visual graphic that outlines the main risks in Surrey's Coastal Floodplain, which include: 1. Communities and People: Many residential areas and neighbourhoods; Semiahmoo First Nation; 2,500+ residents; Approximately 20% of Surrey's land area; 2. Parks and Environment: Destination regional and City parks; Beaches and recreation areas; Critical foreshore, coastal, and riparian areas; 3. Local and Regional Economy: Over $100M in annual farm gate revenue; Over $1B in assessed property value; Almost $25B annual truck and rail freight traffic; 4. Infrastructure: Over 10km of Provincial Highways; Over 200,000 vehicle trips a day; Over 30km of railway (freight and passenger); Critical power, gas, water, and sewer lines; and 5. Food Security: ~60 square km agricultural land; ~10% of Metro Vancouver's farmland.

Déterminer les actions

La Ville de Surrey est en train d’élaborer une stratégie globale pour faire face aux risques d’inondation côtière dans la région de la baie Mud. La zone est susceptible d’être touchée par des inondations côtières (grandes marées et ondes de tempête), ainsi que par des inondations fluviales provenant des rivières Serpentine et Nicomekl. Le risque d’inondation par l’un ou l’autre de ces mécanismes devrait augmenter considérablement avec les changements climatiques et l’élévation du niveau de la mer. Dans le cadre de la phase 1 du processus de la CFAS, la Ville a retenu les services d’Associated Engineering (AE) pour planifier et animer un atelier destiné aux propriétaires d’infrastructures et aux fournisseurs de services d’urgence. Cet atelier s’est tenu le 28 mars 2017 et a réuni 66 participants représentant 28 organisations. L’atelier a utilisé l’outil d’analyse de haut niveau du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (CVIIP) d’Ingénieurs Canada pour évaluer les infrastructures de la zone d’étude de la baie Mud. L’utilisation de cette procédure permet un processus systématique d’évaluation de la vulnérabilité aux inondations des divers types d’infrastructures touchées par des inondations dans les plaines. L’atelier s’est concentré sur la reconnaissance des vulnérabilités et des interactions entre les infrastructures de transport (chemins de fer, routes, sentiers et pistes d’atterrissage), les services publics (électricité, gaz, égouts sanitaires et stations de relèvement) et les infrastructures maritimes et de lutte contre les inondations (marinas, quais privés, stations de pompage des eaux de drainage, barrages de mer et digues), ainsi que sur l’évaluation des conséquences des impacts des inondations. En utilisant le processus du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (CVIIP), des cotes de risque ont été attribuées à chacune des interactions entre l’élément d’infrastructure et le scénario d’inondation. Pour déterminer la cote de risque (R) pour chaque interaction, une cote de probabilité (P) a été établie pour chaque scénario d’inondation et les participants ont sélectionné une cote de conséquence (C) pour chaque interaction entre les scénarios d’inondation et les infrastructures. Après l’évaluation des risques, les scénarios et les stratégies d’adaptation ont été discutés en mettant l’accent sur les interactions à haut risque sur l’infrastructure de la baie Mud. Trois approches d’adaptation ont été discutées : Protect (protéger), Accommodate (s’adapter) et Retreat (se retirer).

Approches d'adaptation côtière pour la ville de Surrey: protéger, accommoder, se retirer (en anglais seulement)

Ceci est un visuel décrivant les approches d'adaptation: protéger, accommoder, se retirer

Mise en œuvre

Les mesures relevées dans le cadre du processus de la CFAS sont trop nombreuses et interdépendantes pour être toutes mises en œuvre immédiatement. Il est donc important de donner la priorité aux mesures qui traitent des problèmes d’inondations côtières déjà présents ou à celles qui posent les bases et ouvrent la voie à une série de mesures stratégiques progressivement plus importantes, plus complexes et plus difficiles. Plusieurs mesures de la CFAS à court terme hautement prioritaires ont été désignées et peuvent être mises en œuvre immédiatement au cours de la décennie 2020‑2030. Certaines de ces mesures, comme la mise en place d’un projet pilote de gestion adaptative pour la rétention des sédiments dans l’estran de la baie Mud, sont destinées à déboucher sur des solutions que Surrey pourra ensuite appliquer à plus grande échelle. D’autres, comme la coordination avec le ministère des Transports et de l’Infrastructure, représentent des processus qui impliquent des intervenants externes et prennent généralement un temps relativement long pour être résolus. Enfin, il existe des mesures telles que le rehaussement du pont de la 8e Avenue, qui traitent un problème d’inondation existant tout en servant de catalyseur pour faire avancer la planification de mesures d’adaptation plus importantes dans la région, dont la mise en œuvre nécessitera plusieurs décennies.

Résultats et suivi des progrès

La discussion sur les options d’adaptation a été influencée par la présentation des options d’adaptation envisagées pour la région, de sorte que d’autres options d’adaptation que celles présentées n’ont pas fait l’objet d’un remue-méninges ou d’une exploration. De plus, l’atelier étant axé sur l’évaluation des risques, il n’était pas possible d’explorer pleinement les avantages et les contraintes associés à chaque option d’adaptation, compte tenu de l’ampleur du sujet. Au cours de la discussion, de nombreux participants ont trouvé difficile de s’engager dans des réponses fermes, et des points importants ont été soulevés, tels que : « À quel moment la protection et l’adaptation continues deviennent-elles trop infaisables ou coûteuses, de sorte que le retrait devient la seule option viable? Si le retrait est la seule solution ultime applicable, alors peut‑être faut-il poursuivre une progression par étapes vers cette fin ». Une exploration plus approfondie des options d’adaptation est recommandée, mais les commentaires reçus donnent un aperçu des opinions des participants sur les mesures d’adaptation. Une sélection de commentaires représentatifs sur l’adaptation est présentée ci-dessous (la liste complète des commentaires sur l’adaptation se trouve à l’annexe B du rapport final : Improving Coastal Adaptation) :

  • S’adapter et faire des mises à jour incrémentielles.
  • Épi de rochers / brise-lames (7 km de long en mer, s’étendant d’au-delà de Crescent Beach jusqu’à la route 91) avec clapet à marée (construction par étapes en élevant le barrage au fil du temps, ajout du clapet plus tard, amélioration de la digue et de la station de pompage au besoin). Créer un meilleur habitat à l’interne.
  • Le retrait n’a pas été vu d’un bon œil, car il aura un impact important sur les corridors de transport. Cependant, le retrait partiel n’a pas été exploré (et il devrait l’être).
  • Sans améliorations en mer, la modernisation des digues sera difficile et prendra beaucoup de temps.
  • Des adaptations progressives sont nécessaires pour répondre aux besoins changeants des changements climatiques.
  • Si nous nous retirons, comment les corridors de transport seront-ils maintenus? Un long pont pourrait‑il être une option pour enjamber la zone de retrait? Le public serait-il d’accord avec des fermetures intermittentes de routes pendant la marée haute?

Prochaine(s) étape(s)

Les conclusions fondées sur les informations obtenues lors de l’évaluation de la vulnérabilité des infrastructures aux inondations seront utilisées dans les prochaines étapes de l’étude de la CFAS, en conjonction avec d’autres commentaires des intervenants lors d’autres séances et ateliers de mobilisation. Les informations seront également transmises aux participants à l’atelier et au public afin d’engager un dialogue plus approfondi sur le projet de la CFAS. Ce projet s’est concentré sur les trois premières étapes du processus du CVIIP, à savoir la définition des infrastructures (étape 1), l’évaluation des changements climatiques (étape 2), et l’évaluation des risques et de la vulnérabilité (étape 3). Le projet global de la CFAS bénéficierait d’une analyse technique plus poussée sur chacun des secteurs définis ici (transport, services publics, contrôle des inondations, aspect maritime), et d’évaluations de suivi des risques. Cela suivrait l’étape 4 du protocole du CVIIP. Les premières options d’adaptation plus larges élaborées dans le cadre du projet de la CFAS pourraient ensuite être affinées afin de concevoir des options d’adaptation améliorées à microéchelle pour les secteurs d’infrastructure à haut risque. Ces options pourraient être analysées et discutées lors d’un atelier de suivi avec les intervenants afin de mieux définir les conclusions et les recommandations (étape 5 du protocole).


Comprendre et évaluer les impacts

La plaine inondable côtière de Surrey représente environ 20 % de la superficie totale de la ville. Cette vaste zone de faible altitude s’étend de la baie Boundary et la baie Mud le long des rivières Nicomekl et Serpentine vers Cloverdale et Newton. La plaine inondable comprend également la zone de la rivière Campbell et de la baie Semiahmoo près de White Rock et de la Première Nation Semiahmoo. En tant que plaine inondable naturelle, la zone a régulièrement connu des inondations côtières au fil des ans dues aux marées hautes et aux ondes de tempête, ainsi que des inondations fluviales qui sont généralement causées par les tempêtes de pluie et la fonte des neiges, mais qui peuvent également être influencées par les marées hautes et les ondes de tempête. Les deux principales causes de l’augmentation des inondations dans la plaine inondable côtière de Surrey sont : 1) l’élévation du niveau de la mer, et 2) l’augmentation de la magnitude et de l’intensité des pluies – toutes deux résultant des changements climatiques. Les risques climatiques actuels dans la zone de planification de la CFAS comprennent des risques pour les collectivités et les personnes, les parcs locaux et l’environnement, l’économie locale et régionale et les infrastructures.

La CFAS de la Ville de Surrey est axée sur l’évaluation de l’impact et de l’efficacité des mesures d’adaptation potentielles à grande échelle qui pourraient être appliquées à l’ensemble de la zone inondable. Dans la zone de la baie Mud, il existe plusieurs infrastructures en service qui sont vulnérables aux effets des changements climatiques. Il s’agit d’infrastructures de transport, de services publics et de lutte contre les inondations ainsi que d’infrastructures maritimes d’importance locale, régionale, provinciale, nationale et internationale. Consciente de ce fait, la Ville de Surrey a lancé le processus ICFAA, en se concentrant sur une sous‑section de la plaine inondable de Surrey à l’ouest de la 152e rue. Cette zone d’étude localisée a été choisie en raison du nombre d’infrastructures critiques qu’elle contient et parce qu’il s’agit de la zone la plus susceptible d’être touchée par de futures inondations. L’étude ICFAA a été structurée comme un projet autonome, avec ses propres rapports, mais a été intégrée dans le processus de la CFAS. Les résultats du processus de la CFAS ont alimenté le processus ICFAA, puis les résultats des analyses ICFAA ont contribué à soutenir la progression de la CFAS.

What's at risk in Surrey's coastal floodplain (en anglais seulement)y

Image of a sustainable urban rainwater management project in the City of Vancouver. The schematic includes incorporation of greenscaping as a way of not only beautifying the streetscape, but also to provide functional purposes such as rainwater management and small areas of habitat refugia. The image shows the integration of sustainable design with climate adaptation actions. Specific foci are on the inclusion of more city street trees, native plants, areas for pollinators, rain gardens, and the creation of common spaces for gathering.

Déterminer les actions

La Ville de Surrey est en train d’élaborer une stratégie globale pour faire face aux risques d’inondation côtière dans la région de la baie Mud. La zone est susceptible d’être touchée par des inondations côtières (grandes marées et ondes de tempête), ainsi que par des inondations fluviales provenant des rivières Serpentine et Nicomekl. Le risque d’inondation par l’un ou l’autre de ces mécanismes devrait augmenter considérablement avec les changements climatiques et l’élévation du niveau de la mer. Dans le cadre de la phase 1 du processus de la CFAS, la Ville a retenu les services d’Associated Engineering (AE) pour planifier et animer un atelier destiné aux propriétaires d’infrastructures et aux fournisseurs de services d’urgence. Cet atelier s’est tenu le 28 mars 2017 et a réuni 66 participants représentant 28 organisations. L’atelier a utilisé l’outil d’analyse de haut niveau du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (CVIIP) d’Ingénieurs Canada pour évaluer les infrastructures de la zone d’étude de la baie Mud. L’utilisation de cette procédure permet un processus systématique d’évaluation de la vulnérabilité aux inondations des divers types d’infrastructures touchées par des inondations dans les plaines. L’atelier s’est concentré sur la reconnaissance des vulnérabilités et des interactions entre les infrastructures de transport (chemins de fer, routes, sentiers et pistes d’atterrissage), les services publics (électricité, gaz, égouts sanitaires et stations de relèvement) et les infrastructures maritimes et de lutte contre les inondations (marinas, quais privés, stations de pompage des eaux de drainage, barrages de mer et digues), ainsi que sur l’évaluation des conséquences des impacts des inondations. En utilisant le processus du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (CVIIP), des cotes de risque ont été attribuées à chacune des interactions entre l’élément d’infrastructure et le scénario d’inondation. Pour déterminer la cote de risque (R) pour chaque interaction, une cote de probabilité (P) a été établie pour chaque scénario d’inondation et les participants ont sélectionné une cote de conséquence (C) pour chaque interaction entre les scénarios d’inondation et les infrastructures. Après l’évaluation des risques, les scénarios et les stratégies d’adaptation ont été discutés en mettant l’accent sur les interactions à haut risque sur l’infrastructure de la baie Mud. Trois approches d’adaptation ont été discutées : Protect (protéger), Accommodate (s’adapter) et Retreat (se retirer).

Approches d'adaptation côtière pour la ville de Surrey: protéger, accommoder, se retirer (en anglais seulement)y

Image of a sustainable urban rainwater management project in the City of Vancouver. The schematic includes incorporation of greenscaping as a way of not only beautifying the streetscape, but also to provide functional purposes such as rainwater management and small areas of habitat refugia. The image shows the integration of sustainable design with climate adaptation actions. Specific foci are on the inclusion of more city street trees, native plants, areas for pollinators, rain gardens, and the creation of common spaces for gathering.

Mise en œuvre

Les mesures relevées dans le cadre du processus de la CFAS sont trop nombreuses et interdépendantes pour être toutes mises en œuvre immédiatement. Il est donc important de donner la priorité aux mesures qui traitent des problèmes d’inondations côtières déjà présents ou à celles qui posent les bases et ouvrent la voie à une série de mesures stratégiques progressivement plus importantes, plus complexes et plus difficiles. Plusieurs mesures de la CFAS à court terme hautement prioritaires ont été désignées et peuvent être mises en œuvre immédiatement au cours de la décennie 2020‑2030. Certaines de ces mesures, comme la mise en place d’un projet pilote de gestion adaptative pour la rétention des sédiments dans l’estran de la baie Mud, sont destinées à déboucher sur des solutions que Surrey pourra ensuite appliquer à plus grande échelle. D’autres, comme la coordination avec le ministère des Transports et de l’Infrastructure, représentent des processus qui impliquent des intervenants externes et prennent généralement un temps relativement long pour être résolus. Enfin, il existe des mesures telles que le rehaussement du pont de la 8e Avenue, qui traitent un problème d’inondation existant tout en servant de catalyseur pour faire avancer la planification de mesures d’adaptation plus importantes dans la région, dont la mise en œuvre nécessitera plusieurs décennies.

Résultats et suivi des progrès

La discussion sur les options d’adaptation a été influencée par la présentation des options d’adaptation envisagées pour la région, de sorte que d’autres options d’adaptation que celles présentées n’ont pas fait l’objet d’un remue-méninges ou d’une exploration. De plus, l’atelier étant axé sur l’évaluation des risques, il n’était pas possible d’explorer pleinement les avantages et les contraintes associés à chaque option d’adaptation, compte tenu de l’ampleur du sujet. Au cours de la discussion, de nombreux participants ont trouvé difficile de s’engager dans des réponses fermes, et des points importants ont été soulevés, tels que : « À quel moment la protection et l’adaptation continues deviennent-elles trop infaisables ou coûteuses, de sorte que le retrait devient la seule option viable? Si le retrait est la seule solution ultime applicable, alors peut‑être faut-il poursuivre une progression par étapes vers cette fin ». Une exploration plus approfondie des options d’adaptation est recommandée, mais les commentaires reçus donnent un aperçu des opinions des participants sur les mesures d’adaptation. Une sélection de commentaires représentatifs sur l’adaptation est présentée ci-dessous (la liste complète des commentaires sur l’adaptation se trouve à l’annexe B du rapport final : Improving Coastal Adaptation) :

  • S’adapter et faire des mises à jour incrémentielles.
  • Épi de rochers / brise-lames (7 km de long en mer, s’étendant d’au-delà de Crescent Beach jusqu’à la route 91) avec clapet à marée (construction par étapes en élevant le barrage au fil du temps, ajout du clapet plus tard, amélioration de la digue et de la station de pompage au besoin). Créer un meilleur habitat à l’interne.
  • Le retrait n’a pas été vu d’un bon œil, car il aura un impact important sur les corridors de transport. Cependant, le retrait partiel n’a pas été exploré (et il devrait l’être).
  • Sans améliorations en mer, la modernisation des digues sera difficile et prendra beaucoup de temps.
  • Des adaptations progressives sont nécessaires pour répondre aux besoins changeants des changements climatiques.
  • Si nous nous retirons, comment les corridors de transport seront-ils maintenus? Un long pont pourrait‑il être une option pour enjamber la zone de retrait? Le public serait-il d’accord avec des fermetures intermittentes de routes pendant la marée haute?

Prochaine(s) étape(s)

Les conclusions fondées sur les informations obtenues lors de l’évaluation de la vulnérabilité des infrastructures aux inondations seront utilisées dans les prochaines étapes de l’étude de la CFAS, en conjonction avec d’autres commentaires des intervenants lors d’autres séances et ateliers de mobilisation. Les informations seront également transmises aux participants à l’atelier et au public afin d’engager un dialogue plus approfondi sur le projet de la CFAS. Ce projet s’est concentré sur les trois premières étapes du processus du CVIIP, à savoir la définition des infrastructures (étape 1), l’évaluation des changements climatiques (étape 2), et l’évaluation des risques et de la vulnérabilité (étape 3). Le projet global de la CFAS bénéficierait d’une analyse technique plus poussée sur chacun des secteurs définis ici (transport, services publics, contrôle des inondations, aspect maritime), et d’évaluations de suivi des risques. Cela suivrait l’étape 4 du protocole du CVIIP. Les premières options d’adaptation plus larges élaborées dans le cadre du projet de la CFAS pourraient ensuite être affinées afin de concevoir des options d’adaptation améliorées à microéchelle pour les secteurs d’infrastructure à haut risque. Ces options pourraient être analysées et discutées lors d’un atelier de suivi avec les intervenants afin de mieux définir les conclusions et les recommandations (étape 5 du protocole).

Ressources